Le défilé du 1er juillet à Hong Kong, qui se tient tous les ans et marque la rétrocession de l'ancienne colonie britannique à la Chine, a été interdit cette année, ont annoncé samedi ses organisateurs. C'est la première fois en 17 ans qu'une telle manifestation, organisée chaque 1er juillet par le Front civil des droits de l'homme (CHRF), n'a pas lieu.

Une loi sur la sécurité nationale, qui sera prochainement promulguée par la Chine, prévoit de punir les activités séparatistes, "terroristes", la subversion, ou encore les "ingérences" étrangères et extérieures dans la région autonome. Le projet de loi a ravivé un mouvement de protestation anti-Pékin malgré la crise sanitaire du coronavirus.

La police a cité les mesures de distanciation sociale comme l'une des raisons de l'interdiction de l'événement, comme ce fut le cas le mois dernier avec la veillée en souvenir de la sanglante répression de Tiananmen.

La police a également justifié l'annulation par les "troubles sociaux persistants", tout en déclarant que les manifestants pourraient "s'écarter du lieu de rassemblement" et "vandaliser violemment les bâtiments."

Cette interdiction survient alors que Hong Kong a commencé à rouvrir ses entreprises et ses écoles, les nouveaux cas de contamination au nouveau coronavirus se limitant désormais aux "cas importés".