Le conseiller du président des Etats-Unis pour la sécurité nationale, Jake Sullivan, a reçu ses homologues japonais Shigeru Kitamura et sud-coréen Suh Hoon à l'Académie navale d'Annapolis, près de Washington.

Les trois responsables "ont partagé leurs préoccupations au sujet des programmes nucléaire et de missiles balistiques de la Corée du Nord, et réaffirmé leur engagement à gérer et résoudre ces dossiers par une coopération trilatérale concertée vers la dénucléarisation", selon un communiqué final diffusé par la Maison Blanche.

Ils ont appelé à "la pleine mise en oeuvre" des résolutions du Conseil de sécurité qui interdit et sanctionne ces programmes.

"Les Etats-Unis ont réaffirmé leurs engagements inébranlables en faveur de leur alliance avec la République de Corée et le Japon", tandis que les deux pays asiatiques ont "souligné l'importance de leurs relations bilatérales" après de vives tensions entre Séoul et Tokyo ces dernières années.

L'équipe américaine devait expliquer à ses interlocuteurs l'état de sa réflexion au sujet de sa politique nord-coréenne, qui "touche à sa fin", avait déclaré jeudi à la presse le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price. "Ce sera aussi une occasion pour eux de partager leur opinion avec nous", avait-il ajouté.

Un autre haut responsable américain avait confirmé que la réunion de vendredi devait permettre des "consultations finales avec le Japon et la Corée du Sud" sur le sujet.

Le Premier ministre japonais Yoshihide Suga sera reçu le 16 avril à la Maison Blanche, devenant le premier dirigeant étranger à rencontrer en personne le nouveau président démocrate, ont aussi annoncé vendredi les gouvernements américain et nippon.

Joe Biden est resté pour l'instant assez silencieux sur ses intentions face à Pyongyang, invoquant ce passage en revue en cours pour mettre au point une nouvelle stratégie après la tentative de diplomatie directe de son prédécesseur Donald Trump avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, qui n'a permis aucune avancée sur la dénucléarisation du pays reclus.

La semaine dernière, le président américain a néanmoins prévenu que les Etats-Unis riposteraient "en conséquence" en cas d'"escalade" nord-coréenne, après le tir de deux missiles balistiques par Pyongyang dans la mer du Japon.

Il s'est dit prêt "à une certaine forme de diplomatie, mais soumise à la condition de la dénucléarisation".

"Nous avons dit que la dénucléarisation resterait au coeur de la politique américaine à l'égard de la Corée du Nord", a confirmé Ned Price, ajoutant que celle-ci devrait être mise en application "en étroite coordination" avec les deux pays alliés dans la région.

La réunion d'Annapolis intervenait après la visite du secrétaire d'Etat Antony Bliken et du ministre américain de la Défense Lloyd Austin à Tokyo et Séoul.