Les accusations de la policière Sandra Bertin, en charge de la vidéo surveillance lors de l'attentat de Nice sont remises en cause. Le 24 juillet, elle avait expliqué dans un entretien au Journal du Dimanche qu'un commissaire envoyé par le cabinet du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve lui avait demandé de "falsifier" son rapport après les attentats de Nice.

Des accusations qui ont fait polémique en France, alors que le dispositif de sécurité du feu d'artifice de Nice le soir de l'attentat est vivement critiqué part une partie de la presse et les élus locaux.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé porter plainte pour diffamation contre la policière. Dimanche soir, invité du 20 Heures de France 2, il a nié en bloc les accusations, expliquant qu'aucun membre de son "cabinet n'a été en contact avec madame Bertin".


Une affirmation que semble confirmer ce matin la radio Europe 1, qui a pu consulter une copie du mail envoyé par la policière à la commissaire en question. Celle-ci dépendrait de la Direction Centrale de la Sécurité Publique, un organe de la Police Nationale, et non du cabinet de Bernard Cazeneuve.

Toujours selon Europe 1, la commissaire a bien demandé une modification du rapport, afin de reprendre des éléments transmis par la police municipale à son service, et non dans un but de falsification.

Par ailleurs, la policière est soupçonnée d'accointances politiques avec les élus niçois. Sur les réseaux sociaux, la policière municipale affiche d'ailleurs son soutien actif à Christian Estrosi (Les Républicains) et critique régulièrement "la pseudo-politique socialo" du gouvernement.



Hollande: "C'est la justice" qui doit établir la vérité sur Nice

"C'est la justice" qui doit établir la vérité et "personne d'autre", a affirmé lundi le président François Hollande, en référence à la polémique sur le dispositif de sécurité à Nice le soir de l'attentat du 14 juillet.

"Il ne peut pas y avoir de polémique ou d'affrontement. C'est pourquoi le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve ont eu raison d'en appeler à la dignité, la responsabilité, tout en garantissant la transparence", a déclaré le chef de l'Etat, en visite auprès de militaires de l'opération Sentinelle à Vincennes (Val-de-Marne).