Le plus jeune fils de la célèbre dissidente birmane Aung San Suu Kyi a retrouvé sa mère mardi matin à l'aéroport de Rangoun après une dizaine d'années de séparation, a constaté une journaliste de l'AFP. Kim Aris, qui vit à Londres, avait finalement obtenu un visa pour se rendre en Birmanie après plusieurs jours d'attente à Bangkok.

Fille du général Aung San, héros de l'indépendance birmane, l'opposante a sacrifié sa vie de famille pour son combat politique.

Elle a eu deux enfants, Kim et Alexander, de son mariage en 1972 avec un universitaire britannique, Michael Aris. Revenue en Birmanie en 1988 au chevet de sa mère malade, elle n'en est jamais repartie. Elle y restera ainsi en 1999, tandis que son mari mourait d'un cancer en Grande-Bretagne, de crainte de ne pouvoir rentrer chez elle. Elle n'a jamais vu ses petits-enfants.

Kim et Alexander avaient reçu en son nom le prix Nobel de la paix qui lui avait été décerné en 1991, mais sont depuis restés très discrets.