Le Pentagone a estimé mercredi que plus de 50 laboratoires ont pu recevoir par erreur des bacilles actifs de la maladie du charbon expédiés par un laboratoire militaire, a indiqué le secrétaire adjoint à la Défense, Bob Work, lors d'une conférence de presse.

"Cinquante-et-un laboratoires, dans 17 Etats américains et le District de Columbia, et trois pays étrangers ont reçu des échantillons" susceptibles de contenir des bacilles vivants, et ce nombre peut continuer à augmenter, a déclaré M. Work, soulignant qu'il n'y avait en revanche "aucun risque identifié" pour la santé publique.

Ces chiffres sont beaucoup plus importants que ceux que le Pentagone avait présenté initialement.

Selon M. Work, les concentrations de bacilles vivants dans les échantillons sont si faibles que le risque de contamination est de "zéro" pour le grand public et les entreprises de transport qui ont acheminé les lots suspects.

Il est "très faible" dans les laboratoires au départ et à l'arrivée, a-t-il dit, en rappelant qu'aucun cas de contamination humaine n'était avéré ou même soupçonné.

Le Pentagone a déterminé que le problème avait commencé il y a dix ans. Il va donc tester tous les lots de bacilles produits par ses laboratoires pendant cette période, pour déterminer lesquels ont été mal irradiés et sont donc susceptibles d'avoir donné lieu à des envois d'échantillons contaminés.

Au total 400 lots, produit par quatre laboratoires militaires américains vont être testés.

Les échantillons circulaient entre laboratoires militaires et civils dans le cadre des programmes de mise au point de tests pour déceler le bacille, qui peut être utilisé comme arme bactériologique.

La contamination pulmonaire par le bacille est mortelle, à moins de prendre des antibiotiques très rapidement.