L'acteur et réalisateur Roberto Benigni était invité, au Parlement européen, à une conférence sur la langue italienne à l'occasion des 150 ans de l'Italie unifiée.

Benigni est arrivé en clopinant, plâtre au pied et béquille à la main. "Je m'excuse pour le plâtre mais en Italie quelqu'un m'a marché dessus en faisant un pas en arrière", a plaisanté celui qui a reçu l'Oscar du meilleur acteur, en 1999, pour son interprétation dans La Vie est Belle. "Non, ce n'est pas vrai. Vous savez, c'est la période des chutes en Italie", a-t-il surenchéri.

L'homme, qui gesticule tel un pantin dès qu'il prend la parole, est revenu sur certaines frasques de Silvio Berlusconi. Il a également comparé la situation politique italienne à celle de la Belgique, qu'il a qualifiée de "magnifique". "Maintenant, on est sans gouvernement. C'est le modèle belge, un modèle magnifique. Je voyais les Belges, et j'étais jaloux d'eux. Plus de 15 mois sans gouvernement, alors que nous, nous en avons un, mais... quelle histoire...", a-t-il lâché avec un large sourire aux lèvres.

Avant de quitter l'hémicycle, Benigni y est allé de sa proposition pour venir en aide à la Grèce. Selon lui, les Occidentaux devraient être reconnaissants de l'"énorme contribution de la Grèce à la culture occidentale". "Rien que pour cela, il faudrait que chacun donne un euro par jour à la Grèce", a-t-il proposé.