Les ministres allemand et turc des Affaires étrangères ont déclaré vouloir donner un "nouvel élan" au processus d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, dans une tribune commune à paraître dimanche dans la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.

"Nous voulons donner un nouvel élan à ce processus, que l'UE et la Turquie doivent faire avancer", écrivent MM. Westerwelle et Davutoglu.

"La Turquie a lancé un vaste processus de réformes qu'elle poursuit avec détermination. Ces réformes vont dans le sens de nos valeurs communes: démocratie, droits de l'Homme et Etat de droit", soulignent-ils.

La Turquie "a fait beaucoup de progrès" dans ses réformes et ses "succès doivent se refléter positivement dans la procédure de négociation en vue d'une adhésion à l'UE", écrivent encore les deux ministres.

"Il est positif qu'un nouveau chapitre de négociation s'ouvre prochainement. Le surplace dans les négociations pénalise la Turquie et l'Europe", soulignent MM. Westerwelle et Davutoglu.

M. Davutoglu est à Berlin samedi et dimanche, jour où il rencontrera son homologue allemand dimanche pour le premier "dialogue stratégique germano-turc", un nouveau cadre de consultations entre les deux pays qui couvrira toutes les questions bilatérales, européennes et de politique internationale.

La position officielle de l'Allemagne sur une adhésion de la Turquie à l'UE est toutefois assez prudente.

Fin février, lors d'un déplacement en Turquie, la chancelière Angela Merkel avait affirmé, après un entretien avec le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan: "même si j'ai des réserves sur une adhésion pleine et entière de la Turquie, je veux que les discussions se poursuivent".

Mme Merkel avait notamment exigé qu'Ankara fasse des progrès sur la question de Chypre, dont la Turquie refuse de reconnaître le gouvernement de la partie méridionale, tout en interdisant ses ports et aéroports aux navires et avions en provenance directe de Chypre.