Invitée ce matin dans les studios d'Europe 1, Bernadette Chirac s'est exprimée sur l'état de santé de Valérie Trierweiler. L'ex-Première dame de France lui a d'ailleurs écrit une lettre. "Je ne l'ai pas appelée. Je ne veux pas être indiscrète", précise-t-elle au micro de Thomas Sotto. "Elle est probablement très fatiguée. Je lui ai écrit un petit mot. Je lui ai dit que je prenais part à sa tristesse, car je pense qu'elle est triste. C'est en tout cas ce qui transparaît dans les nouvelles que l'on nous donne. Je lui ai écrit que je pensais à elle et que certainement, tout ça allait s'arranger très vite."

Et de continuer. "J'espère vraiment que c'est un moment de fatigue. Moi j'ai eu la chance d'être durant 18 ans la femme du maire de Paris, 4 ans la femme du Premier ministre, 10 ans la femme d'un ministre et la femme du Président de la République dans deux mandats. Évidemment quand on a l'entrainement, c'est certainement moins difficile. D'ailleurs elle-même (NDLR: Valérie Trierweiler) m'a dit: 'Vous avez de la chance'. C'est sûr quand on a un peu d'expérience, c'est plus facile."

A-t-elle lu Closer ? "Je ne lis pas Closer excusez-moi. C'est indécent."

La Présidente de l'opération Pièces Jaunes l'assure, François Hollande, "a changé." "Il a énormément travaillé. Il a une stature maintenant. Il a le gabarit."

Bernadette Chirac évoque également, à demi-mot cependant, les écarts de conduite de son mari lorsqu'il était chef de l'Etat. "C'était un climat de tensions constantes et ce, jour et nuit. On peut se tromper, c'est le risque de la fonction mais c'est aussi grisant. Arriver à faire bouger un pays, surtout dans une époque moderne, c'est extrêmement difficile. Il faut savoir naviguer au milieu de tout ça. Il faut surtout décompresser, ce que mon mari ne faisait que trop peu."

La perte de mémoire de Jacques Chirac

L'épouse de Jacques Chirac est également revenue sur l'état de santé de son mari. "Par moment, il est gêné par sa mémoire. D'où la nécessité de lire et de recevoir des visites, il en reçoit beaucoup. Il reçoit des des visiteurs gentils, généreux, qui lui parlent de sujets qui l'intéressent ou de l'actualité."

Souffre-t-il de la maladie d'Alzheimer ? "Honnêtement, je ne le crois pas, en tout cas, j'espère que cette épreuve ne nous sera pas infligée". "Il n'a pas vraiment les symptômes, mais c'est vrai qu'il a une petite baisse de sa mémoire, surtout par moments, c'est très variable" L'entendra-t-on reprendre la parole publiquement ? "Je ne le crois pas, je ne crois pas qu'il le souhaite".

Un retour de Sarkozy ?

Enfin, Bernadette Chirac "espère" revoir Nicolas Sarkozy sur la scène politique en 2017. "Il a assumé des charges très différentes et puis il a l'expérience d'un premier mandat. Et il sait les pièges dans lesquels il ne faut pas tomber."

Lui a-t-il confié qu'il reviendrait ? "Ah, mais j'ai interdiction de le dire ! Il va me gronder, hein !", a-t-elle poursuivi. Donc la réponse est oui ? "Bon... évidemment !"