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L'ex-ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson, favori dans la course à la succession de Theresa May à Downing Street, a prévenu vendredi qu'il refusait d'agiter le "drapeau blanc" devant l'Union européenne et d'envisager un nouveau report du Brexit si aucun accord n'était prêt avant fin octobre. 

La mise en oeuvre du Brexit est le grand défi du prochain locataire de Downing Street, après la démission de Theresa May qui n'a pas su convaincre les députés britanniques d'approuver l'accord de sortie qu'elle a négocié avec l'UE.

M. Johnson, qui est arrivé largement en tête jeudi du premier tour de votes pour élire son successeur, promet que la sortie du Royaume-Uni, deux fois repoussée, ne sera pas reportée une nouvelle fois et que le divorce sera effectif d'ici fin octobre, accord renégocié ou pas.

"Nous devons être sortis d'ici le 31 octobre. Et je pense qu'il serait vraiment bizarre de signaler à ce stade que le gouvernement britannique serait prêt, de nouveau, à agiter le drapeau blanc et à retarder encore une fois (la sortie de l'UE)", a déclaré M. Johnson vendredi à la BBC radio.

Tout en assurant "ne pas viser une sortie sans accord", M. Johnson a affirmé qu'il était "absolument vital" de se préparer à cette éventualité. Il a aussi affirmé ne "pas partager le pessimisme (des milieux économiques) sur les conséquences d'une sortie sans accord".

Le prochain vote pour poursuivre l'écrémage des candidats au poste de Premier ministre aura lieu mardi, ce processus ayant lieu en deux temps: les 313 députés conservateurs s'expriment d'abord sur les candidats lors d'une série de votes à bulletin secret jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que deux, avant que les 160.000 membres du parti ne départagent les finalistes.