Honteux, lamentable, inqualifiable... Des termes encore trop légers pour décrire l'attitude d'une cinquantaine de jeunes sur le site de la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge. 

Vers 18h30, alors que les secours étaient à pied d'oeuvre pour venir en aide aux nombreux blessés, des jeunes s'en sont pris à la police. Ils ont tenté de forcer le périmètre de sécurité installé pour permettre l’atterrissage des hélicoptères. Selon le Parisien, des CRS ont voulu agrandir ce périmètre et c'est à ce moment que des heurs ont éclaté. 

Des ambulances du SAMU situés hors du périmètre ont été caillassées. Certaines sources policières affirment aussi que des victimes, des secouristes et des journalistes ont été dépouillés de leur sac et de leur GSM. Six interpellations ont eu lieu et deux personnes ont été placées en garde-à-vue. Le calme est revenu vers 19h30. 


Le ministre minimise l'affaire

Le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a indiqué ce samedi sur i-Télé n'avoir pas eu connaissance "de victimes dépouillées" par des délinquants après la catastrophe.

Le ministre a fait état d'"actes isolés", d'"une personne interpellée", d'"une tentative de vol de portable" au préjudice d'un secouriste, de "pompiers qui, par petits groupes, ont été accueillis de façon un peu rude". Mais de "véritables actes commis en bande, non", a dit le ministre qui a ajouté qu'"à (sa) connaissance", il n'y avait pas eu "de victimes dépouillées".

Dans un tweet, le député PS de l'Essonne Jérôme Guedj a fait état de "sombres crétins inhumains (qui) ont manifestement profité de la cohue pour voler téléphone(s) portable(s) et des bagages". "Ne rien minimiser. Ne rien taire. Mais ne rien exagérer non plus (pas de scène de pillage, dixit des secouristes)", a poursuivi dans un autre message l'élu.

5) enfin, de sombres crétins inhumains ont manifestement profité de la cohue pour voler téléphone(s) portable(s) et des bagages #inexcusable

— Jérôme Guedj (@JeromeGuedj)  July 12, 2013

Sur Europe 1, une déléguée du syndicat de police Alliance a fait état vendredi soir de la présence un quart d'heure après la catastrophe d'un groupe de jeunes "qui semblent porter secours aux victimes" mais qui auraient eu en fait l'intention de "dépouiller les victimes et notamment les premiers cadavres".

Interrogées par l'AFP, plusieurs sources policières ont refusé de confirmer cette information et ont relativisé la gravité des incidents.

Une source policière a fait état de jets de pierres.