L'Europe est encore sous le choc du choix des Britanniques (en tout cas 51,9% d'entre eux) de quitter l'Union européenne. Alors que les partisans du "Leave" se congratulent, les premières questions sur la suite des opérations se font entendre. Mais celles-ci concernent également les promesses faites par Nigel Farage, Boris Johnson et leurs alliés. 

Pour affirmer le bien-fondé d'un retrait de l'UE, le camp du "Out" avait utilisé une arme fatale: le report d'une somme colossale de 350 millions de livres (plus de 430 millions d'euros !), versée selon lui chaque semaine aux voraces instances de Bruxelles, vers le National Health Service. Bref, le NHS devenait le symbole d'un pays qui choisissait d'arrêter d'arroser les 27 pour reprendre le contrôle de sa destinée. 

Sauf que... Quelques heures après avoir entériné la victoire du "Leave", Nigel Farage a dû reconnaître qu'il serait bien difficile de tenir le cap concernant l'un des piliers de la campagne. Invité sur le plateau de "Good Morning Britain", le chef du parti pro-indépendance UKIP s'est révélé incapable de confirmer qu'il pouvait rendre possible l'une des mesures-phares du programme. "Non, je ne peux pas le garantir et je ne ferai jamais cette promesse", a-t-il déclaré. "C'est une erreur commise par le camp du non à l'Europe." 

Pressé de s'expliquer par la journaliste qui l'interrogeait en lui rappelant qu'il s'agissait là de l'un des arguments massues des pro-Brexit, Farage a ajouté que cet argent pourra être réinjecté dans différents secteurs de l'économie britannique... sans toutefois le garantir...