Le ministre néerlandais de la Santé a remis mercredi aux responsables de l'Agence européenne des médicaments (EMA) les clefs des locaux provisoires du nouveau siège de l'EMA qui va quitter Londres pour Amsterdam après le Brexit. Le nouveau QG officiel de l'EMA, d'un coût de 300 millions de dollars, ne sera pas prêt à accueillir les 900 membres du personnel de l'agence avant novembre.

L'EMA sera donc installée dans des locaux provisoires pendant plusieurs mois après le départ du Royaume-Uni de l'UE le 29 mars.

Mercredi, le ministre néerlandais de la Santé, Bruno Bruins, a offert - symboliquement - au directeur exécutif de l'EMA Guido Rasi une paire de sabots traditionnels hollandais en bois au cours d'une cérémonie qualifiée de "festive" par le gouvernement néerlandais.

"Le premier pas important a été achevé et scellé... Nous pourrons commencer à travailler à plein régime le 29 mars", la date officielle du Brexit, a déclaré M. Rasi lors de la cérémonie.

"Jusqu'à présent, ça s'est bien passé, tout fonctionne. C'est difficile, c'est ardu, il y a beaucoup de travail supplémentaire... Mais tout se passe bien, je suis satisfait", s'est-il réjoui.

L'EMA, basée depuis 1995 à Londres, est chargée de l'évaluation scientifique et de la supervision des médicaments à usage humain et vétérinaire et délivre l'autorisation de mise sur le marché des produits pharmaceutiques dans les pays de l'Union.

Après le référendum de juin 2016 en Grande-Bretagne en faveur du Brexit, plusieurs villes de l'UE s'étaient portées candidates pour accueillir son nouveau siège, dont Amsterdam et Milan.

À l'issue d'un vote serré en novembre 2017 pour les départager, Amsterdam avait battu Milan. La cité lombarde a contesté les résultats.

Outre le bénéfice économique apporté par le déménagement des membres du personnel de l'EMA et de leurs familles, la présence de l'agence à Amsterdam devrait attirer quelque 36.000 visiteurs professionnels par an, selon La Haye.

Avec à leur actif un environnement favorable au monde des affaires, des conditions fiscales avantageuses, une pratique courante de l'anglais, les Pays-Bas ont mis en avant leurs atouts pour attirer les entreprises et agences devant quitter le Royaume Uni après le Brexit.