En prélude à la parution, la semaine prochaine, de son autobiographie intitulée "Une envie de vérité", Cécilia Attias, ex-Sarkozy, est sortie de son mutisme. Un livre dans lequel elle "défend (ses) idées" mais aussi et surtout où elle "dit les choses telles que je les ai vécues". Elle a livré sa "vérité" à l'hebdomadaire Elle. Cécilia Attias y déclare s'être "sentie coupable" suite à sa séparation avec Nicolas Sarkozy, mais décrit cette rupture comme "une démarche totalement personnelle. Ce qui nous est arrivé est une chose banale. Il se trouve que mon mari était président de la République. Mais ce n'était pas du courage, c'était ce qu'il fallait faire pour être en accord avec moi-même."

L'ex-Première dame de France revient sur les attaques dont elle a fait l'objet et répond à ses détracteurs: "Evidemment, j'ai été blessée. J'ai toujours encaissé sans rien dire mais, contrairement à ce que l'on croit, le cuir ne s'épaissit pas. J'espère qu'avec ce livre, on comprendra mieux qui je suis."

Cécilia Attias aborde également la fameuse soirée au Fouquet's, le soir du second tour de la présidentielle de 2007, et entend bien rétablir la vérité: l'idée de fêter la victoire du nouveau chef de l'Etat au Fouquet's n'était pas la sienne, assure-t-elle. "En réalité, Nicolas et moi avons choisi ce lieu ensemble parce que les Champs-Elysées sont le coeur de Paris et Paris est le coeur de la France.

Et quid de la liste des invités ? "Je n'ai jamais établi de liste, ni bloqué l'entrée à quiconque ! Le cabinet de Nicolas s'en est chargé", explique-t-elle.

Interrogée sur son non-vote lors de l'élection présidentielle de 2007, Cécilia Attias réplique: "J'ai voté à un des deux tours. Mais vous ne vous rendez pas compte de ce que c'était que de voter. Quand vous êtes la femme d'un futur chef d'Etat, les photographes vous guettent comme un animal et, moi, comme c'est arrivé à tant de gens, j'étais en train de me demander si je voulais encore de ce couple. J'allais trop mal pour supporter ces regards. J'aurais dû, mais je n'ai pas pu".

Quant à la polémique du yacht de Vincent Bolloré, sur lequel le couple présidentiel était parti quelques jours se ressourcer, elle garantit que c'était "l'idée de Nicolas qui voulait faire plaisir à [leur] fils Louis (...) et nous trouver un endroit loin des photographes".

Enfin, elle dit ne savoir "strictement rien" quant à la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2017. Mais ajoute: "En politique, aucune porte n'est jamais complètement fermée."