International Elle est bien révolue cette époque où les hommes politiques présentaient un modèle familial inaliénable. Nicolas Sarkozy a déjà deux divorces à son actif. Quant à François Hollande, sa dernière séparation ne fut pas des plus discrètes. Aujourd’hui, vie politique et « peopolisation » sont deux mots inséparables.

Si Nicolas Sarkozy et François Hollande sont plus que bien entourés et soutenus par leurs compagnes, les « ex » ajoutent également un peu de piment à cette campagne présidentielle. Quoi qu’il en soit, quatre belles femmes au tempérament profondément différent gravitent autour de ces deux hommes d’influence.

Cecilia freinée dans son élan

La première dame de France la plus éphémère de l’histoire a aussitôt réagi en apprenant la candidature de son ex-mari Nicolas Sarkozy. Son message sur Twitter en février: « Good luck to Nicolas Sarkozy, who is starting his campaign today » était une manière plutôt polie et fair-play d’encourager l’homme dont elle a divorcé en 2007. « «C’était pour moi tout à fait naturel de le faire, c’est le père de mon fils, je ne pensais pas que ça allait faire un tel bruit.», expliquait-elle sur la chaîne française LCI.

Mais, celle qui épouse les hommes qui croisent son destin n’ira pas plus loin dans son soutien. Elle refuse désormais de décrocher le téléphone quand le père de son fils Louis l’appelle. Heureuse avec son nouveau mari, l’homme d’affaire Richard Allias, elle doit affronter les propos blessants de son « ex ». Nicolas Sarkozy a en effet déclaré dans l’émission « Des paroles et des actes » sur France 2 qu’il savait comment il fêterait sa victoire s’il remporte les élections: “Je sais très bien où j’irai la fêter car, si victoire il y a, cette fois-ci, j’ai une famille. Une famille solide. Et je sais où je pourrai la fêter cette victoire. Avec ceux que j’aime, avec ma femme et mes enfants”, laissant sous-entendre que son ex-femme l’avait abandonné le soir de son sacre en 2007. Comme pour en ajouter une couche, la biographie « L’impétueux » de Catherine Nay laisse entrevoir que l’attitude « bling-bling » du président de la république serait liée à l’influence de Cécilia.

Ségolène, tout feu, tout flamme

Une situation plutôt inédite. Candidate à la présidentielle de 2007, la socialiste passe le flambeau à son ex-compagnon François Hollande. Pas évident pour la courageuse Ségolène Royal de s’avouer qu’elle ne grimpera pas les marches de l’Élysée en mai, que ce soit en tant que présidente, comme en tant que première dame. Mais, son attitude reste brave.

Réunis à nouveau le temps d’un meeting à Rennes, Royal et Hollande défendent les mêmes projets et luttent tous deux contre l’ennemi commun, Nicolas Sarkozy. Un nouveau rôle qui monte quelques peu à la tête de Ségolène. L’ex-compagne s’attribue certains points de la campagne du candidat socialiste comme étant des emprunts au « ségolénisme ». Elle n ’hésite pas non plus à déclarer: « je suis la femme la plus puissante de la campagne, ils seraient tous bien embêtés si je convoquais les journalistes et que j’appelais à voter Mélenchon. ». Mais attention, Madame Royal souhaite bien entendu éviter la moindre ambiguïté: “Nos rapports sont 100% politiques”, se sent-elle obligée de préciser.

Ségolène et Cécilia, deux femmes qui ont compté et dont l’empreinte reste tenace dans cette course à l’Elysée 2012.