International

1. L’Ecosse/Le Brexit a rebattu les cartes

13 octobre 2016. La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon annonce sa volonté de faire passer un projet de loi pour organiser un nouveau référendum sur l’indépendance. Encore secoué par son départ annoncé de l’UE, le Royaume-Uni envisage de perdre un de ses membres. Mi-mars 2017, la dirigeante du Parti national écossais précise sa volonté de l’organiser entre l’automne 2018 et le printemps 2019, soit quand les Ecossais auront entre les mains l’accord négocié entre Londres et Bruxelles mais avant la date officielle du Brexit (prévu fin mars 2019). Elle assure alors avoir été poussée vers cette option : "Depuis (le référendum sur l’Europe du 23) juin, j’ai tenté d’obtenir un accord avec le gouvernement britannique. Mais (...) nous faisons face à un mur de briques d’intransigeance." Patatras, l’élection générale du 8 juin jette ses plans à terre : son parti perd un tiers de ses voix par rapport à 2015 et 21 de ses 56 députés au Parlement de Westminster. Elle-même admet que son projet de référendum a "sans aucun doute" été un facteur de cet important revers. Les électeurs ne veulent visiblement pas être une nouvelle fois amenés à se prononcer sur une question qui avait fortement divisé le pays avant le référendum du 18 septembre 2014 - qui s’était achevé par un vote 55,3 % contre 44,7 % en faveur du maintien au sein du Royaume-Uni.

Tristan de Bourbon, à Londres

2. La Flandre/Une dissolution naturelle

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