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Le Canada garde "espoir" de signer jeudi à Bruxelles l'accord de libre-échange avec l'Union européenne (CETA), malgré l'actuel refus de la Wallonie, a indiqué lundi la ministre canadienne du Commerce international, Chrystia Freeland.

De retour à Ottawa, après avoir constaté vendredi l'échec des discussions avec la région belge francophone, la ministre a tenu un bref point de presse au Parlement. "J'ai espoir. La balle est maintenant dans le camp de l'Europe", a-t-elle dit.

"Le CETA n'est pas mort et nous travaillons d'arrache-pied" à lever le veto wallon, a-t-elle souligné, adressant ses voeux de succès aux négociateurs européens.

Les autorités européennes et canadiennes n'ont toujours pas annulé le sommet prévu jeudi pour signer cet accord négocié pendant sept ans, et continuent à croire qu'une sortie de crise est possible.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, ont eu lundi un entretien téléphonique à ce sujet. "Les dirigeants sont convenu que l'Union européenne et ses pays membres devraient continuer de préparer le sommet de jeudi, où l'Accord économique et commercial global sera signé", a indiqué le bureau de M. Trudeau.

Un porte-parole du dirigeant canadien a toutefois souligné que le déplacement de M. Trudeau à Bruxelles reste "conditionnel à un accord conclu au préalable" entre la Belgique et sa région francophone, et les 28.

"Ensemble avec le Premier ministre Justin Trudeau, nous pensons que le sommet de jeudi est toujours possible", a abondé dans un tweet Donald Tusk, après son entretien avec le dirigeant canadien.

"Nous encourageons toutes les parties à trouver une solution. Il y a encore du temps", a écrit M. Tusk.

Si le Conseil européen veut croire à une issue positive rapide, la Commission, qui a négocié au nom des Etats membres, est prête à laisser du temps à la Belgique, encore quelques semaines, selon une source européenne.