Ce dimanche, dans la foulée de la dernière journée du championnat brésilien (que n'ont pas disputé Chapecoense et l'Atletico Mineiro, qui devaient s'affronter), le journaliste qui a survécu au terrible crash d'avion a raconté l'horreur.

Alors qu'il commente habituellement les matches, c'était cette fois pour livrer son témoignage que Rafael Henzel a pris l'antenne de Radio Oeste Capital. Il a ainsi dévoilé les circonstances du drame et ne cache pas sa colère envers l'erreur humaine qui se cache derrière ce crash. "J'étais assis à l'avant-dernier rang, au milieu (entre ses confrères Renan Agnolin et Djalma Araujo Neto, ndlr). On a demandé à plusieurs reprises combien de temps il restait avant d'atterrir. La réponse était toujours la même: "10 minutes". Tout à coup, les lumières et les moteurs se sont coupés et tout le monde est retourné s'asseoir pour s'attacher. Tout le monde appréhendait mais personne n'imaginait que la situation était si grave. L'équipage n'a jamais communiqué et j'ai compris que c'était grave en voyant la détresse sur les visages de Ximena Suarez et Erwin Tumiri, deux membres de l'équipage assis derrière moi. Il y avait un silence déroutant".

Un moment après le choc, le journaliste se réveille: "J'étais bloqué entre deux arbres, avec les deux sièges de mes voisins encore accrochés à côté de moi. Quand je me suis rendu compte que mes camarades étaient morts, le choc a été terrible. Le pire c’est qu’ils ne sont pas morts à cause d’une défaillance mécanique, mais à cause d’un manque de discernement de quelqu’un qui voulait juste faire une économie stupide. C’est révoltant." Finalement, quand il a vu la lumière des secours qui approchaient, "j'ai crié pour attirer leur attention". La suite, on l'a connait: sept survivants sont emmenés à l'hopital où Danilo, le gardien n°1 du club, a succombé à ses blessures.

Ce mardi, Rafael Henzel et Alan Ruschel (le back gauche de Chapecoense) seront rapatriés de Medellin à Chapecoense.