Auréolée du succès de la Conférence de Paris sur le climat dont elle fut l’une des architectes, Christiana Figueres, ex-secrétaire exécutive de la convention-cadre de l’Onu pour les changements climatiques, est en lice pour succéder au Sud-Coréen Ban Ki-moon au poste de secrétaire général des Nations unies, en 2017.

Soutenue par le président du Costa-Rica Luis Guillermo Solis, cette diplomate de 59 ans aux yeux vairons espère devenir la première femme à occuper ce poste.

Membre de la dynastie politique la plus connue du Costa Rica - son père et son frère ont chacun été président du pays -, Christiana Figueres a pour devise : "Impossible is not a fact, it is an attitude" (L’impossible n’est pas un fait mais une attitude). Cette force de caractère, alliée à un sens certain du dialogue, a contribué à l’accord sur le climat de 2015, qualifié quasi unanimement "d’ambitieux".

A propos de la fonction qu’elle brigue, Christiana Figueres annonce simplement la couleur : "Je ne serai pas une secrétaire car je ne prendrai pas d’instructions, mais je ne serai pas non plus un général parce que je ne donnerai pas d’ordre ."

Cette diplômée en anthropologie est confrontée à onze candidats dont Susanna Malcorra, ex-numéro deux de Ban Ki-moon. Sa préoccupation pour les questions environnementales est un atout qui pourrait compenser son manque d’expérience en politique étrangère lorsqu’il s’agit de paix et de sécurité. Des questions cruciales lorsque l’on ambitionne de "Redonner l’espoir", comme le proclame son slogan de campagne.