Dany n'y va pas par quatre chemins. Franco, il exprime son ras le bol. Et d'emblée de jeu, il balance "Entre nous, on s'emmerde". Dans la foulée, il n'hésite pas à abonder dans ce même sens : "Je fais une proposition révolutionnaire : on vote dimanche prochain et c'est fini".

Oui, le climat politique actuel en France ne lui plait pas. Toujours dans cette mouvance, il enchaine en disant que les candidats ressassent sans cesse les mêmes sujets, les mêmes dossiers. On ne propose rien. Et Cohn-Bendit en a marre et il le fait savoir : "Le fait est qu'on nous dit que l'élection présidentielle, c'est le grand rendez-vous de personnes avec la France, le grand débat. Vous entendez le grand débat aujourd'hui en France ? Vous trouvez qu'on parle de l'avenir ?".

Ceci dit, Cohn-Bendit se prête au jeu et émet un pronostic : "Hollande va gagner 52-48". Mais, "en même temps, il va y avoir un choc de réalité pour la gauche". La droite n'est pas épargnée sur cette question puisqu'il juge qu'"il y aura un choc de réalité pour Sarkozy aussi". Interrogé sur la montée en puissance du candidat du Front de Gauche, il balance: "Mélenchon ? Il va rien renverser du tout (...) Mélenchon c'est le candidat de la nostalgie".

Daniel Cohn-Bendit n'hésite pas à pointer du doigt les faiblesses de la candidate de son camp, Eva Joly. "Elle est une femme formidable. (Mais) visiblement la campagne présidentielle, elle arrive pas à rentrer dedans".