Elle utiliserait les réseaux sociaux pour y parvenir. En Belgique, on se prépare à toute éventualité.

Les services de renseignement européens surveillent les tentatives de la Russie d’influencer les élections européennes de mai, selon des rapports consultés par l’agence de presse allemande DPA. Ces tentatives passent notamment par l’utilisation des réseaux sociaux afin d’y soutenir les partis pro-Russie et ceux qui critiquent l’Union européenne. Les jeunes sont principalement ciblés. L’objectif est de semer le doute au sujet de l’importance des instances européennes et de réduire le taux de participation aux élections.

Selon des responsables des renseignements, les démarches russes sont jusqu’à présent moins perceptibles que lors de l’élection présidentielle américaine en 2016 et en France, en mai 2017. Cette moindre visibilité est sans doute en partie due aux plus de 150 fonctionnaires russes renvoyés par l’Union européenne et les États-Unis l’an dernier après l’empoisonnement de deux ex-espions en Angleterre, ce qui aurait contribué au démantèlement de réseaux développés par la Russie.

Les partis belges mis en garde

En Belgique, la Sûreté de l’État avait informé, début février, les partis politiques des risques d’ingérence et de manipulation, principalement de la part de la Russie et de la Chine, dans le cadre des élections générales (européennes, fédérales et régionales) qui auront lieu le 26 mai. "Des groupes terroristes, des criminels ou des instances politisées peuvent essayer d’influencer les résultats", expliquaient les responsables des renseignements. La Sûreté avait toutefois assuré que de tels cas n’avaient pas encore été détectés en Belgique.

Côté russe, les Affaires étrangères ont nié catégoriquement, samedi, toute volonté d’interférer dans les élections en Europe.