Cinq Français partant pour un vol de reconnaissance en Méditerranée sont morts lundi matin dans l'accident de leur petit avion au décollage à Malte, a annoncé le gouvernement maltais dans un communiqué. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a confirmé dans un communiqué que l'avion effectuait "des missions de reconnaissance en Méditerranée pour le compte du ministère français de la Défense". 

Les cinq hommes devaient effectuer un vol de surveillance des trafics de migrants et de drogues et revenir à Malte au bout de quelques heures, mais l'avion s'est écrasé quelques secondes après son décollage vers 7h20. Parmi les cinq personnes à bord, toutes tuées dans l'accident, trois relevaient "du ministère de la Défense" et deux étaient des salariés de la société d'aviation civile CAE, propriétaire de l'appareil, a précisé le ministre. Le gouvernement maltais avait, dans un premier temps, indiqué qu'elles étaient toutes des douaniers.

Une enquête interne a été ouverte "pour déterminer les causes de l'accident, en coordination avec les autorités locales", ajoute le communiqué du ministre français de la Défense.

Les médias locaux avaient tout d'abord mentionné qu'il s'agissait d'un appareil luxembourgeois affrété par l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex et qui était en route vers Misurata en Lybie. L'agence a toutefois démenti l'information sur Twitter: "L'avion qui s'est écrasé à Malte n'a pas été déployé par Frontex".

Tous les vols au départ et vers l'aéroport international de Malte ont été annulés durant environ quatre heures, précise l'agence de presse allemande DPA.

Il s'agit de l'accident aérien le plus grave qui se soit produit à Malte en 40 ans.