Le président Vladimir Poutine a accusé jeudi l'Ukraine de "porter la responsabilité de la terrible tragédie" que constitue la chute de l'avion malaisien abattu au-dessus de l'est de l'Ukraine qui a fait près de 300 morts.

"Il ne fait pas de doute que l'Etat sur le territoire duquel cela s'est passé porte la responsabilité de cette terrible tragédie", a déclaré le président russe, cité par l'agence de presse RIA Novosti. "Cette tragédie n'aurait pas eu lieu si la paix avait régné dans ce pays, si les opérations militaires n'avaient pas repris dans le sud-est de l'Ukraine", a poursuivi M. Poutine.

Le président russe, qui s'exprimait tard jeudi soir à Moscou, a indiqué avoir demandé aux responsables militaires russes d'"apporter toute l'aide nécessaire pour faire la lumière sur cet acte criminel"

Les condoléances de Di Rupo

L'annonce du crash d'un avion de la Malaysia Airlines qui effectuait la liaison entre Amsterdam et Kuala Lumpur ce jeudi a suscité de nombreuses réactions politiques. Elio Di Rupo a notamment présenté ses "condoléances" au familles des victimes en début de soirée.


Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte s'est dit lui "profondément choqué" après que cet avion de ligne se fut écrasé dans l'est de l'Ukraine avec près de 300 personnes à son bord. "Je suis profondément choqué par cette nouvelle dramatique", a déclaré le Premier ministre, cité dans un communiqué, alors que Kiev n'exclut pas que l'avion ait été abattu dans cette zone contrôlée par des séparatistes prorusses, près de la frontière entre la Russie et l'Ukraine.

"Un acte terroriste"

Le crash jeudi d'un avion de ligne malaisien dans la zone contrôlée par les séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine est "un acte terroriste", estime le président ukrainien Petro Porochenko. "Porochenko sur l'avion abattu: Ce n'est ni un incident, ni une catastrophe, c'est un acte terroriste", a écrit son porte-parole Sviatoslav Tsegolko sur Twitter.


Quatre Français "au minimum" parmi les passagers

Quatre Français "au minimum" figuraient parmi les passagers de l'avion malaisien qui s'est écrasé dans l'Est de l'Ukraine, a annoncé le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, jeudi en marge d'un déplacement en Côte d'Ivoire.

"Il faut qu'une procédure d'enquête soit extrêmement rapidement lancée pour ce qui est un drame absolument majeur", a ajouté devant des journalistes le chef de la diplomatie.

Interrogé pour savoir si le nombre de Français parmi les passagers s'élevait bien à quatre, M. Fabius a répondu: "au minimum".

Le Quai d'Orsay a indiqué dans un communiqué qu'"une cellule de crise a été immédiatement ouverte au ministère des Affaires étrangères et du développement international. Elle peut être jointe au 01 43 17 56 46".

L'avion de Malaysia Airlines, un Boeing 777 parti d'Amsterdam pour Kuala Lumpur avec 295 personnes à son bord, a disparu des radars à 10.000 m d'altitude et s'est écrasé près de la ville de Chakhtarsk, non loin de la frontière russe.

Une "terrible tragédie" selon Obama

Le président Barack Obama a déploré jeudi une "terrible tragédie" après le crash d'un avion de ligne malaisien dans l'est de l'Ukraine, offrant l'aide des Etats-Unis pour déterminer les causes de ce drame.

"Cela semble être une terrible tragédie", a déclaré M. Obama.

"Les Etats-Unis offriront tout leur soutien pour aider à déterminer ce qui s'est passé et pourquoi", a poursuivi le président des Etats-Unis, au début d'un discours sur les infrastructures de transport à Wilmington, dans l'Etat du Delaware (est).

Le vice-président américain Joe Biden, actuellement en déplacement à Detroit, a de son côté appelé le président ukrainien Petro Porochenko pour lui proposer l'aide de Washington pour déterminer les causes de l'accident, a précisé la Maison Blanche.

"Nous travaillons pour déterminer s'il y avait des citoyens américains à bord. C'est notre première priorité", a souligné M. Obama, précisant que son équipe de sécurité nationale était en "contact étroit" avec le gouvernement ukrainien.

"Nos pensées et nos prières vont vers les familles des passagers, d'où qu'elles viennent", a-t-il conclu.

L'avion de Malaysia Airlines, un Boeing 777 parti d'Amsterdam pour Kuala Lumpur avec 295 personnes à son bord, a disparu des radars à 10.000 mètres d'altitude et s'est écrasé près de la ville de Chakhtarsk, non loin de la frontière russe.

L'UE réclame la coopération de toutes les parties à l'enquête

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton s'est dite "choquée" jeudi après l'annonce du crash d'un avion de ligne malaisien dans l'Est de l'Ukraine et réclamé à toutes les parties de la région d'autoriser l'accès complet au site et de coopérer entièrement à l'enquête.

"Nous sommes choqués par les nouvelles concernant les circonstance entourant la perte tragique d'un avion de la Malaysian Airlines effectuant la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur sur le territoire de l'Ukraine et par la perte d'un si grand nombre de vies", a déclaré Mme Ashton dans un communiqué.

"Nos pensées vont à tous ceux dont les proches étaient à bord", a-t-elle ajouté.

"Les circonstances doivent être éclaircies sans retard et une enquête internationale doit faire toute la lumière sur cette tragédie", a également déclaré la représentante de la diplomatie de l'UE.

"Nous appelons toutes les parties de la région du crash à procurer un accès total au site, afin qu'il puisse être sécurisé immédiatement, à coopérer entièrement (à l'enquête) et à partager toutes les informations pertinentes", a-t-elle ajouté.

"Il s'agit d'une nouvelle et douloureuse illustration des raisons pour lesquelles il est tellement urgent de mettre fin à ce conflit. Sans préjuger des faits à l'origine de ce crash, nous appelons toutes les parties à mettre un terme aux pertes de vies insensées dans l'est de l'Ukraine, à s'abstenir de tout acte exacerbant la situation et à accepter un cessez-le-feu immédiat", a conclut la chef de la diplomatie de l'UE.

Cameron "choqué et triste" par le crash de l'avion malaisien

Le Premier ministre britannique David Cameron s'est dit "choqué et triste" par le crash de l'avion malaisien dans l'Est de l'Ukraine avec 295 personnes à bord, dans un message publié jeudi sur son compte Twitter.

"Je suis choqué et triste par le crash de l'avion malaisien", a déclaré David Cameron sur son compte Twitter.

Des fonctionnaires "sont réunis en ce moment pour discuter des circonstances" du drame, a-t-il ajouté.

Entre cinq et dix Britanniques étaient à bord de l'avion de Malaysia Airlines, un Boeing 777 parti d'Amsterdam pour Kuala Lumpur, selon les médias britanniques.

L'avion a disparu des radars à 10.000 m d'altitude vers 14H15 GMT et s'est écrasé près de la ville de Chakhtarsk, non loin de la frontière russe.

"On ne parle pas du nombre de victimes. Notre priorité est de savoir si des Britanniques sont impliqués", a déclaré à l'AFP, un porte-parole du Ministère des Affaires étrangères.

Le gouvernement français demande aux compagnies aériennes d'éviter l'espace aérien ukrainien

Le gouvernement français a demandé jeudi aux compagnies aériennes françaises d'éviter l'espace aérien ukrainien, après le crash d'un avion de ligne, qui pourrait avoir été abattu.

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, "a donné instruction à la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) de prendre les mesures de précaution nécessaires. Il demande aux compagnies françaises d'éviter d'emprunter l'espace aérien ukrainien tant que les raisons de cette catastrophe ne seront pas clarifiées", indique le ministère dans un communiqué.

Auparavant, l'espace aérien ukrainien ne faisait pas l'objet d'interdiction de vol, à l'exception de la Crimée, rattachée en mars à la Russie à la suite d'un référendum non reconnu par Kiev et les Occidentaux.

Le ministère précise que "ces mesures prennent effet immédiatement. Elles seront adaptées en fonction des informations sur les causes de cet événement".

Air France a indiqué avoir "pris la décision de ne plus survoler l'Est de l'Ukraine dès qu'elle a été informée de cet événement". La compagnie survolait encore cette zone, mais plus la Crimée depuis le 3 avril.

Un porte-parole de la DGAC a précisé à l'AFP que les interdictions de vol peuvent émaner des pays eux-mêmes, souverains de leur espace aérien, qui peuvent décider d'en interdire le survol. L'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), et l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) peuvent également prendre des interdictions.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte "choqué"

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte s'est dit "profondément choqué" après qu'un avion de ligne malaisien en provenance d'Amsterdam se fut écrasé dans l'est de l'Ukraine avec près de 300 personnes à son bord.

"Je suis profondément choqué par cette nouvelle dramatique", a déclaré le Premier ministre, cité dans un communiqué, alors que Kiev n'exclut pas que l'avion ait été abattu dans cette zone contrôlée par des séparatistes prorusses, près de la frontière entre la Russie et l'Ukraine.

"Les circonstances de l'accident ainsi que l'identité des passagers ne sont pas encore claires", a-t-il ajouté, précisant avoir "parlé à l'instant avec le président ukrainien". "Nos pensées vont vers les passagers, leurs familles, leurs amis".

En déplacement à l'étranger, le Premier ministre a indiqué qu'il "était en chemin pour les Pays-Bas pour gérer la situation depuis La Haye".

Le Boeing 777 de la compagnie aérienne Malaysia Airlines devait se rendre à Kuala Lumpur, où il était attendu vers 06H00 heure locale (22H00 GMT jeudi). Il avait quitté Amsterdam vers 12H00 (10H00 GMT).

Selon un porte-parole du ministère néerlandais des Affaires étrangères, les Pays-Bas "sont en train de collecter les informations que nous pouvons" : "nous essayons de savoir s'il y a des Néerlandais à bord et si oui, combien".

Plusieurs agences de voyage néerlandaises, citées par l'agence de presse ANP, ont déjà indiqué qu'un certain nombre de leurs clients se trouvaient à bord de l'appareil.

L'agence de voyage néerlandaise D-Reizen a par exemple assuré que 25 clients des agences D-Reizen, Thomas Cook et VakantieXperts se trouvaient à bord de l'avion tandis que l'agence devoyage WTC.nl a assuré qu'entre 20 et 30 néerlandophones avaient réservés une place sur ce vol via son site internet.

"De nombreux néerlandais" se trouvaient dans l'avion

"De nombreux Néerlandais" se trouvaient à bord de l'avion malaisien en provenance d'Amsterdam-Schiphol qui s'est écrasé jeudi dans l'est de l'Ukraine avec près de 300 passagers à son bord, a indiqué le ministre néerlandais de la Justice.

"Il y avait de nombreux Néerlandais à bord", a déclaré le ministre de la Justice Ivo Opstelten à la télévision publique NOS. "Je ne peux pas être plus précis", a-t-il dit, ajoutant être "profondément choqué" par les images "horribles" de la carcasse de l'avion qui ont été diffusées par les médias.