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Le travail des enquêteurs internationaux est compliqué par des combats entre loyalistes et séparatistes.

Un groupe de 30 experts médico-légaux néerlandais était attendu ce dimanche sur le site du crash de l'avion MH17 dans l'est de l'Ukraine, où les combats se sont intensifiés, ont annoncé les autorités néerlandaises.

"L'équipe s'attend à arriver sur les lieux en fin de matinée", a indiqué le ministère néerlandais de la Justice dans un communiqué.

Les Néerlandais ont pu obtenir un accès à cette zone à la suite d'un accord conclu entre l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et les séparatistes prorusses, a précisé le ministère.

Les Pays-Bas sont en charge du processus d'identification des victimes et mènent l'enquête sur les causes du crash.

Un Boeing 777 de la Malaysia Airlines a été abattu par un missile dans l'est de l'Ukraine avec 298 personnes à son bord, dont 193 Néerlandais. Une série d'éléments ont conduit Kiev et les Occidentaux à montrer du doigt les rebelles prorusses.

De nombreux corps ont déjà été emmenés aux Pays-Bas, mais d'autres sont encore sur les lieux.

Le travail des enquêteurs internationaux y est compliqué par des combats entre loyalistes et séparatistes qui s'intensifient dans la région malgré un cessez-le-feu fragile aux abords directs du site.

Les experts qui enquêtent sur les causes du crash ne se sont d'ailleurs pas encore rendus sur place.


La Malaisie dit avoir obtenu l'accès de la sécurité internationale au site

Les autorités malaisiennes ont annoncé dimanche avoir conclu un accord avec les séparatistes prorusses pour permettre à la mission de police internationale d'accéder au site du crash du vol MH17 tombé dans l'est de l'Ukraine. Les membres de la mission de police internationale pourront pénétrer dans la zone de l'est de l'Ukraine où les combats se sont intensifiés, "pour apporter leur protection aux enquêteurs internationaux sur le crash" de l'avion de Malaysia Airlines, a annoncé le cabinet du Premier ministre malaisien Najib Razak dans un communiqué.

Selon la Malaisie, Alexandre Borodaï, le Premier ministre de la République populaire de Donetsk (DNR) autoproclamée, a donné dimanche son accord au déploiement de la mission de police internationale.

La Malaisie travaillera "étroitement" avec les Pays-Bas et l'Australie pour assurer le déploiement de l'équipe internationale de police, dont le détails sont toujours en discussion, selon le communiqué.

Soixante-huit membres de la police malaisienne quitteront Kuala Lumpur pour le site du crash mercredi.

De son côté, la Russie a annoncé l'envoi de quatre experts aéronautiques pour tenter de déterminer les causes de l'accident. Le groupe se joindra à une équipe de recherche internationele, ont précisé dimanche les autorités russes.