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En Grèce, le Premier ministre serait fortement influencé par sa compagne dont il confie qu'elle est "encore plus à gauche" que lui. "Si je cède aux exigences des créanciers, ma femme me quittera", aurait confié Alexis Tsipras à François Hollande. "Je n'ose pas la décevoir, elle est bien plus à gauche que moi", aurait-il encore ajouté. Cet aveu, éventé par le Président français lui-même, ouvre le reportage du Paris Match sur la compagne du Premier ministre grec: Betty – de son vrai nom Peristera Batziana.

Malheureusement, la suite du récit ne donne pas de détail sur la scène de ménage qui a vraisemblablement suivi le volte-face de Tsipras, acceptant pour son pays des conditions de sauvetage bien plus contraignantes qu'il ne l'espérait. Mais on peut se douter que la compagne du Premier ministre peine à digérer la situation actuelle.

L'une de ses proches amies, la présidente du Parlement, Zoé Konstantopoulou, s'est d'ailleurs abstenue de voter en faveur du plan européen, comme 38 autres députés de Syriza.

Une union libre et engagée

Le magazine raconte comment Peristera et Alexis se sont rencontrés au collège Ampelokipoi en 1987, au tout début de l'adolescence. À l'époque, Alexis est davantage porté sur le sport que sur la politique, mais quand il se blesse au genou et qu'il doit abandonner le sport, Betty le convainc de la rejoindre au sein d'un syndicat étudiant et du KKE. Ils participent alors en amoureux à une révolte qui fera plier le gouvernement après trois mois agités.

Depuis ce moment, Alexis Tsipras continua à évoluer en politique, et sa compagne de se cacher dans son ombre. À chacun sa tâche, tout en partageant les mêmes révoltes: pas de cravate pour lui, pas de maquillage pour elle et, en tant que farouche laïcs, hors de question de se marier ou de baptiser leurs fils, Pavlos et Ernesto.

Paris Match rappelle que lors de la dernière campagne électorale, Tsipras est son entourage affirmaient qu'avec Syriza, "l'espoir est en route". Alimentant cet espoir de promesses irréalistes vu l'état économique de la Grèce: hausse des retraites, création de 300.000 emplois et gratuité des soins pour tous,...

Plus les promesses sont importantes, plus la déception est lourde. Reste à demander à Tsipras quels sont aujourd'hui les contempteurs les plus virulents du compromis qu'il a conclu avec les créanciers de son pays. Est-ce l'aile la plus radicale de son parti, au Parlement, ou l'aile radicale de son couple, à la maison?


Lire le reportage complet dans le Paris Match de cette semaine, du 23 au 29 juillet.