A Pékin surtout, mais aussi dans les autres villes olympiques (Tianjin, Shanghai, Qinhuangdao, Shenyang, Qingdao et Hong Kong), les impératifs de sécurité priment toute autre considération et les moyens mis en oeuvre sont assurément dissuasifs. Les accès à la capitale chinoise sont filtrés à travers un dispositif en trois phases, depuis les autoroutes et les boulevards périphériques jusqu'au centre-ville. Pour limiter les embouteillages causés par l'inspection des véhicules, ordre a été donné d'évacuer immédiatement tous les suspects vers les postes de police les plus proches ! Les contrôles sont également renforcés depuis le 20 juillet dans les aéroports et les gares ferroviaires et routières.

Plusieurs dizaines de milliers de policiers et des unités spéciales de lutte antiterroriste sont sur le pied de guerre, épaulés par un demi-million de volontaires. Des primes à la délation peuvent atteindre 500000 yuan (50000 euros) en cas d'informations permettant de déjouer des projets terroristes. Tous les citoyens sont priés d'apporter leur concours, en se prêtant de bonne grâce aux mesures de sécurité et en contribuant à la surveillance en identifiant objets ou comportements suspects.

Des missiles sol-air Hongqi 7 ont été déployés à 300 mètres du stade national. Navires de guerre et sous-marins sont mobilisés pour protéger les abords des villes qui accueilleront des compétitions nautiques, tandis que la force aérienne patrouillera en permanence le ciel olympique. Pour la première fois dans l'histoire du pays, l'espace aérien de Pékin sera fermé vendredi soir pendant la durée de la cérémonie d'ouverture, mesure qui a entraîné l'annulation de dizaines de vols commerciaux. Enfin, les effectifs de quatre régions militaires sont maintenus en état d'alerte pour parer à toute éventualité.