Des "dizaines d'armes" et "plusieurs centaines de kilos d'explosifs" ont été découverts par la police française à la suite de la remise samedi matin d'une liste de caches d'armes par l'organisation séparatiste basque espagnole ETA, a annoncé la justice française dans un communiqué. 

La police judiciaire a ouvert une enquête, qui servira notamment à déterminer si certaines armes ont été utilisées dans le passé par l'organisation qui avait annoncé il y a quelques jours son "désarmement total".

L'organisation séparatiste basque espagnole, qui a renoncé à la lutte armée en 2011, a fourni dans la matinée au procureur de la République de Bayonne, dans le Pays Basque français, une liste de huit caches d'armes et d'explosifs, situées dans la région frontalière de l'Espagne, et qui constitueraient ce qu'il reste de son arsenal.

"Sur les sites indiqués, ont été découverts, dans des bidons et sacs, des dizaines d'armes de poing et d'épaule, des milliers de munitions, plusieurs centaines de kilogrammes d'explosifs et produits entrant dans la composition d'explosifs, plusieurs centaines de détonateurs et retardateurs", a énuméré le parquet de Paris dans un communiqué.

Le ministre français de l'Intérieur, Matthias Fekl, a salué "un grand pas" et "un jour incontestablement important", tout en rendant hommage aux victimes de l'organisation clandestine.

À Madrid, la tonalité est toute autre. L'ETA doit "annoncer sa dissolution définitive, demander pardon à ses victimes et disparaître, au lieu de monter des opérations médiatiques pour dissimuler sa défaite", a déclaré le gouvernement espagnol.