International DSK "conteste absolument avoir commis la moindre violence de quelque nature qu'elle soit", selon un communiqué de ses avocats parisiens, Mes Henri Leclerc, Frédérique Baulieu et Richard Malka, qui assurent que dans cette affaire "les déclarations faites par les jeunes femmes sont contradictoires".

Le parquet de Lille a été saisi fin mars de faits présumés de viol en réunion par les juges d'instruction chargés de l'affaire du Carlton qui ont mis en examen l'ancien patron du FMI le 26 mars pour "proxénétisme aggravé en bande organisée".

Il revient au parquet d'étendre ou non l'enquête des juges à ces faits. Pour les avocats de DSK, la révélation de cette information par Libération vendredi "intervient opportunément à la veille du second tour des élections présidentielles alors que l'ordonnance des magistrats date du 28 mars, soit il y a cinq semaines".

Les juges ont saisi le parquet après les témoignages de deux prostituées belges ayant participé à un séjour à Washington en décembre 2010 en compagnie de l'ancien patron du FMI, de deux entrepreneurs du Pas-de-Calais, Fabrice Paszkowski et David Roquet, et du commissaire Jean-Christophe Lagarde. L'une d'entre elles indique y avoir subi lors d'une soirée certains actes sexuels de manière non consentie. La seconde confirme une grande partie de son récit.

Les avocats de DSK notent qu'"il n'existe pas de plainte" pour ces faits.