Mardi, des talibans ont pris d’assaut un bus rempli d’écoliers à Mingora, au Pakistan. Ils ont tiré à bout portant sur Malala Yousufzai, une jeune fille de 14 ans, la laissant pour morte. Des médecins ont réussi mercredi à extraire une balle et espèrent qu’elle survivra. Nous l’espérons aussi, vivement, car elle est un symbole de la résistance aux forces obscurantistes qui veulent mettre à genoux les femmes, la moitié de l’humanité, et les asservir au bon vouloir des hommes. Le crime de Malala Yousufzai est d’avoir réclamé publiquement en 2009 le droit à l’éducation des jeunes filles, "une obscénité" selon les talibans qui ont revendiqué l’attentat. Elle n’avait à l’époque que 11 ans, et un caractère déjà bien trempé. Fille d’un directeur d’école, elle voulait s’investir dans la politique, changer le monde et donner de la dignité aux femmes. Le crime a soulevé une énorme émotion au Pakistan et montre que les premières victimes de cet islam dévoyé par les talibans sont les communautés qui subissent leur joug, pas les Occidentaux.

Malala est notre talisman pour cette journée du 11 octobre, dédiée pour la première fois par l’Onu aux jeunes filles. Cette journée internationale vise à promouvoir l’égalité des chances, que cela soit dans le domaine de la nutrition, des soins de santé, des droits et bien sûr de l’éducation. Ce jeudi, "La Libre" donne la parole aux femmes qui ont poursuivi leur chemin professionnel et montré la voie - comme Malala l’a fait.