Ils se disent les "amis du Congo" mais aucun de ces pays n’a encore protesté contre l’écrasante inégalité de la course électorale en faveur du Président sortant. Ou contre l’immobilisme de la Commission électorale (Ceni) pour réprimer les abus illégaux durant la campagne de celui qui veut se succéder à lui-même après dix ans de pouvoir, par exemple, l’utilisation des moyens de l’Etat, que la loi électorale sanctionne par l’invalidation de la candidature concernée. Ils se disent les "amis du Congo" mais aucun de ces pays ne s’est inquiété publiquement de la méthode utilisée par la Ceni pour annoncer les résultats du scrutin présidentiel du 28 novembre : sans citer les bureaux concernés, ce qui empêche de vérifier les scores officiellement annoncés. Une méthode qui conforte les millions de Congolais qui ont voté contre le chef de l’Etat sortant dans leur opinion que cette élection est frauduleuse.

Par leur silence sur les profondes anomalies du scrutin, les "amis du Congo" se rendent complices de l’éventuelle fraude. Les "amis du Congo" croient ainsi préserver la stabilité de ce pays, quand ils attisent le désespoir de millions de Congolais. Que penser en effet d’amis qui vous regardent vous faire dévaliser et vous prient seulement de rester calme.

Demain, les "amis du Congo" reviendront lui faire des discours bien pensants sur la démocratie qu’ils n’ont pas aidé à défendre aujourd’hui. Concluront-ils des sarcasmes qui les accueilleront que les Congolais ne sont pas prêts pour elle ? Seigneur, gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge !