Les élections législatives du 7 novembre en Birmanie seront un "premier pas" vers la démocratie, a estimé dans la presse gouvernementale lundi un parti d'opposition créé par d'anciens collaborateurs de la dissidente Aung San Suu Kyi.

"Maintenant, notre pays est dans une période transitoire vers la démocratie", a écrit Than Nyein, président de la Force démocratique nationale (NDF), dans une tribune au quotidien gouvernemental "News Lights of Myanmar".

"Nous supposons que les prochaines élections seront le premier pas vers la démocratisation que le peuple attend", a-t-il ajouté.

"Nous ferons de notre mieux en faveur des droits de l'Homme et de la démocratie, et pour faire face à la crise économique et aux souffrances de la population", a-t-il encore indiqué en proposant de mettre en place une économie de marché, une éducation primaire gratuite et un meilleur système de santé.

La NDF a été créée par des transfuges de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Mme Suu Kyi, qui a été dissoute après sa décision de boycotter un scrutin qu'elle juge injuste et verrouillé par les militaires.

Le nouveau parti est depuis en porte-à-faux avec les autres ex-membres de la LND. Ces législatives, en l'absence d'Aung San Suu Kyi, sont considérées comme une mascarade en Occident, qui n'y voit qu'une volonté des militaires de se muer artificiellement en un régime civil sans céder une once de pouvoir.

La lauréate du prix Nobel de la paix a vécu en résidence surveillée sans interruption depuis 2003 et pendant plus de 15 des 21 dernières années. Elle doit être libérée quelques jours après le scrutin.