Le FMI "plaide pour un cadre de surveillance qui améliorerait au final la stabilité du système financier et poserait les bases d'une croissance économique forte et stable". Mais "il reste beaucoup à accomplir", a-t-il estimé dans une note intitulée "Modeler le nouveau système financier".

Parmi les lacunes, l'institution a relevé le fait que les nouvelles normes de fonds propres dites de Bâle III, sur lesquelles se sont mis d'accord 27 pays en septembre, ne concernaient "qu'un sous-ensemble du système financier", les banques.

Par ailleurs, le FMI a trouvé insuffisantes non seulement les mesures pour "faire en sorte que les réglementations soient sur un pied d'égalité", car certains pays sont aujourd'hui plus sévères que d'autres, mais aussi la coordination entre régulateurs nationaux pour surveiller des groupes multinationaux.

Enfin, d'après lui, il n'est pas garanti que malgré l'entrée en vigueur de nouvelles réglementations, la régulation telle qu'elle sera pratiquée au jour le jour sera "plus intensive et envahissante" qu'avant la crise financière. "Un renforcement de la supervision est une condition indispensable si l'on veut empêcher un nouveau cycle d'endettement et de risque excessif", a affirmé le Fonds.

Mais, a-t-il reconnu, même avec le meilleur cadre de réglementation possible, les changements du système financier ne pourront venir que de ses acteurs privés. "C'est au final le secteur qui traduira les règles en changements effectifs dans les pratiques. Pour que les initiatives de réformes réussissent, il faut que les efforts de réglementation continuent à se concentrer sur l'amélioration du fonctionnement interne des entreprises financières, y compris leur gestion du risque et leur organisation", a souligné le FMI.