"Le choix du peuple grec n'était pas la rupture mais le retour aux principes fondateurs de l'UE, des principes de démocratie, de solidarité, de respect mutuel et d'égalité", a déclaré le Premier ministre grec aux députés européens mercredi matin à Strasbourg. Alexis Tsipras s'exprimait à la suite de la victoire du 'non' dimanche dernier, à l'occasion du référendum sur les propositions de réformes des créanciers de son pays (UE, FMI, BCE), et l'échec d'un sommet de la zone euro mardi soir.

Le chef du gouvernement a expliqué que le message des Grecs était de rompre avec la trajectoire d'austérité qui leur a été imposée ces cinq dernières années, tout en plaidant pour une solution durable à la dette de son pays.


En Grèce, "l'expérience a échoué"

"Les politiques douloureuses d'austérité mises en place n'ont nulle part ailleurs été aussi dures et longues qu'en Grèce, mon pays est devenu un champ d'expérimentation de l'austérité. Il faut voir la réalité en face: l'expérience a échoué", a lancé aux élus européens Alexis Tsipras.

"Nous sommes déterminés à ne pas chercher l'affrontement avec l'Europe mais de s'en prendre aux mentalités qui ont enfoncé la Grèce et l'eurozone avec elle", a précisé le chef du gouvernement hellène.

Le Premier ministre grec s'exprimait le lendemain d'un sommet de la zone euro à l'issue duquel les 18 leaders européens ont lancé un dernier ultimatum à Athènes. D'ici dimanche, date d'un nouveau sommet européen, un terrain d'entente pour des réformes contre de l'argent frais devra être dégagé entre le gouvernement grec et ses créanciers (UE, FMI, BCE), sans quoi la menace du "Grexit" risque de se formaliser.

Une demande formelle d'une nouvelle aide financière, sous forme d'un troisième plan de sauvetage, au titre du Mécanisme européen de stabilité (MES), doit être soumise par la Grèce en cours de journée.