Juste après le déraillement qui a fait 80 morts en Espagne, les médias locaux ont trouvé leur cible : le conducteur du train accidenté, Francisco Jose Garzon Amo. "J'ai déraillé, qu'est-ce que je peux y faire", a déclaré cet employé de Renfe, la société de chemins de fer espagnole.


Accusé d'avoir abordé le virage à 190 km/h au lieu des 80 autorisés, le conducteur avait déjà posté par le passé des photos de ses "exploits". Le 8 mars dernier, il publiait un cliché, effacé depuis. Le compteur affiche 200 km/h.



Sur le réseau social, les amis de Francisco Amo commentent : "Dis donc, tu vas à toute vitesse, freiiiine !". Et le conducteur de répondre : "Je suis à la limite. je ne peux pas aller plus vite, sinon je me prends une amende". Autre commentaire du même style : "Ce serait drôle de passer devant un radar". "Une sacré amende pour la Renfe", rigole le cheminot.

Incarcéré

Selon "El Pais", juste après l'accident de mercredi soir Francisco Amo aurait dit par radio, "J'espère qu'il n'y aura pas de morts parce que je les aurai sur la conscience". L'homme vient d'être placé en détention à l'hôpital.