Les écoutes téléphoniques américaines auraient même visé le Vatican et le pape, affirme Panorama, hebdomadaire italien appartenant à la famille Berlusconi, dans son numéro à paraître jeudi.

Sur les 46 millions d'appels téléphoniques interceptés en Italie, selon le site internet Cryptome, "il y aurait également celles de et vers le Vatican", écrit Panorama, qui ne cite pas de source, dans cet article envoyé par anticipation mercredi à divers médias.

Selon Cryptome, 46 millions de conversations téléphoniques auraient été interceptées en Italie au cours d'un seul mois, à cheval sur 2012-2013, mais l'information a été indirectement démentie par les services secrets italiens.

"On craint que la +grande oreille+ américaine n'ait continué à capter les conversations des prélats jusqu'au début du conclave, le 12 mars" qui a abouti à l'élection du pape François "y compris celles de et vers la résidence à Rome où habitaient le cardinal Jorge Mario Bergoglio", l'actuel pape François, "et d'autres prélats", poursuit l'hebdomadaire.

"Le soupçon existe que même les conversations du futur souverain pontife puissent avoir été contrôlées. Bergoglio était déjà depuis 2005 l'objet de l'attention des services secrets américains, selon les rapports de Wikileaks", ajoute Panorama.

Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a minimisé l'importance de cette information.

"Nous n'avons aucune information à ce sujet et de toute façon nous n'avons aucune inquiétude", a-t-il dit à la presse, réagissant à l'article de Panorama.

Les Etats-Unis ont catégoriquement rejeté mardi de récentes accusations sur l'interception de communications en Europe par leurs services d'espionnage, affirmant que ces données leur avaient été fournies par des agences de renseignement européennes.


Une trentaine de firmes américaines espionnent en Allemagne

Une trentaine d'entreprises américaines font de d'espionnage en Allemagne, aidant notamment à l'analyse d'écoutes ou à la coordination de missions d'agents secrets, affirme l'hebdomadaire allemand Stern à paraître jeudi. Selon Stern, cette trentaine d'entreprises aident aussi à l'entraînement de soldats aux techniques d'espionnages.

Et elles participent probablement à la coordination de missions de drones de combat en Afrique, à partir de la ville de Stuttgart, où se trouve le siège du Commandement des États-Unis pour l'Afrique (AFRICOM), ajoute le magazine.

L'hebdomaire allemand indique fonder ses recherches sur des intitulés de postes vacants de ces entreprises, parfois publiés sur internet, ainsi que sur les profils des salariés et sur les contrats passés entre ces firmes et les autorités américaines, dont Stern a eu partiellement connaissance.

Parmi cette trentaine de firmes, Stern en cite deux nommément: Booz Allen Hamilton et Incadence Strategic Solutions.

Outre cette trentaine d'entreprises directement impliquées dans l'espionnage, une soixantaine d'autres assurent un soutien plus technique, se chargeant des technologies d'information ou en sécurisant les bâtiments, écrit Stern.