Urusla von der Leyen choisit la Roumaine Adina Valean comme commissaire européenne en charge des Transports

Il aura fallu bien des chamboulements politiques et même l’installation d’un nouveau gouvernement, de centre-droite, à Bucarest avant que la Roumanie présente une nouvelle proposition pour le poste de commissaire européen, après le rejet de la première par les eurodéputés.

Urusla von der Leyen choisit la Roumaine Adina Valean comme commissaire européenne en charge des Transports
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Il aura fallu bien des chamboulements politiques et même l’installation d’un nouveau gouvernement, de centre-droite, à Bucarest avant que la Roumanie présente une nouvelle proposition pour le poste de commissaire européen, après le rejet de la première par les eurodéputés. 

“Après nos consultations avec le président de la Roumanie (Klaus Iohannis), nous avons décidé de nommer deux candidats”, a annoncé mercredi matin, le Premier ministre roumain Ludovic Orban. Entre les deux eurodéputés proposés, Sigfried Muresan et Adina Valean, membres du Parti populaire européen (PPE), la présidente-élue Ursula von der Leyen a rapidement porté son choix sur la seconde pour prendre en charge le portefeuille des Transports. Expérimentée, eurodéputée depuis 2007, présidente de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie, Mme Valean est qui plus est une femme, de quoi permettre à Mme von der Leyen de préserver l’équilibre de genre de son équipe.

Une eurodéputée expérimentée

“Les deux (candidats) ont passé des interviews avec la présidente-élue et ont bien réussi. La présidente élue a décidé qu’Adina Valean se charge du portefeuille des Transports. […]. Au cours de sa carrière elle a acquis une expérience sur des sujets liés” à ce domaine, nous a confirmé un porte-parole de la Commission, citant son poste de rapporteure pour “Connecting Europe Facility”, fonds européen destiné aux investissements dans les infrastructures de transports, et son travail sur “les voitures connectées et la décarbonisation des véhicules”. Âgée de 51 ans, Mme Valean devrait passer sur le gril du Parlement européen le 14 novembre.

À noter que les deux candidats avancés, issus du Parti national libéral (PNL, centre droit) – qui a pris les rênes de la Roumanie après la chute du gouvernement social-démocrate le 11 octobre dernier –, affichent un profil plus européen et traînent moins de casseroles (voire aucune) que ceux précédemment proposés par la gauche populiste. Selon “Romania Alege” (la Roumanie choisit), une initiative civique qui a scanné les candidats aux européennes de mai 2019, Sigfried Muresan et Adina Valean ne présentent pas de problèmes d’intégrité ni de déclarations ou activités contraires aux valeurs européennes. Un bilan dont ne pouvaient se prévaloir les candidats sociaux-démocrates Dan Nica et Rovana Plumb, cette dernière étant épinglée également pour son manque d’intégrité.

Acceptée par Ursula von der Leyen, Rovana Plumb n’avait d’ailleurs pas obtenu le feu vert de la commission des Affaires juridiques du Parlement en septembre. Ce rejet est venu s’ajouter à une longue liste d’échecs et de scandales qui ont creusé la tombe du gouvernement social-démocrate, dirigé par Viorica Dancila, candidate aux élections présidentielles du 10 novembre. Sous le regard de toute l’UE, le choix du commissaire européen était devenu un énième point de tensions entre le pro-européen M. Iohannis (PNL, centre droit), qui brigue à nouveau la présidence, et les sociaux-démocrates, populistes et eurosceptiques.

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