Fan d'arts martiaux et de l'univers médiéval : qui est l'homme qui a giflé Emmanuel Macron ?

Le président de la République française a été pris à partie par un homme accoudé à une barrière, lors de son déplacement dans la Drôme ce mardi midi. Deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. L'un des deux hommes est suspecté d'avoir giflé le chef de l'Etat, l'autre d'avoir filmé la scène.

Fan d'arts martiaux et de l'univers médiéval : qui est l'homme qui a giflé Emmanuel Macron ?
©AFP

Deux individus, suspectés d'avoir giflé Emmanuel Macron et filmé la scène lors d'un déplacement présidentiel ce mardi à Tain, dans la Drôme, ont été interpellés par les gendarmes de Valence. Ils sont actuellement en garde à vue pour "violence volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique".

Les deux suspects sont âgés de 28 ans et originaires de la Drôme. Ils sont inconnus des services de police, selon les informations de BFMTV recueillies auprès d'une source proche de l'enquête. L'un d'eux, celui qui est suspecté d'avoir commis l'acte, est notamment fan d'arts martiaux et de l'univers médiéval.

"À ce stade des gardes à vue, leurs motivations ne sont pas connues", a indiqué à l'AFP Alex Perrin, procureur de la République à Valence. L'agresseur a en effet crié "Montjoie Saint-Denis, à bas la Macronie", un cri de guerre des Capétiens pour le Royaume de France au XIIe siècle. Cette locution est depuis devenue un signe de ralliement de l’extrême droite.

Que risque l’auteur présumé ?

Les "violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ayant entraîné aucune incapacité de travail", commises sur personne dépositaire de l’autorité publique, sont punies de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Avec un deuxième facteur aggravant, par exemple une préméditation, la peine encourue passe à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende. Avec un troisième élément, par exemple si l’individu est "en état d’ivresse manifeste ou sous l’emprise manifeste de produits stupéfiants", c’est sept ans de prison et 100 000 euros d’amende.

"Il n’y a pas d’infraction de violence spécifique sur le président de la République", précise au Parisien l’avocat pénaliste Eric Morain, selon qui cette scène entre clairement dans le cadre de "violences".

Ces peines sont bien sûr maximales, et il revient en juge d’en décider en fonction de plusieurs critères : la puissance du coup, le contexte, le niveau des éventuelles blessures, etc. Le caractère assez inédit de la situation pourrait aussi être pris en compte.

Quotidien rencontre l'homme qui a giflé Macron.

4 heures avant l'agression, Paul Larrouturou, journaliste de l'émission Quotidien, interrogeait les passants venus à la rencontre du président. Parmi eux, l'homme qui a giflé Emmanuel Macron.


Sur le même sujet