En Russie, l’État s'octroie un monopole sur l’histoire

La Fédération internationale pour les droits de l'homme publie un rapport sur les "crimes contre l'histoire" en Russie. Le régime construit un récit historique officiel centré sur la glorification des succès de l’ère soviétique, minimisant ses atrocités, constate l'organisation. Les historiens qui ne partagent pas cette vision risquent de se voir dénigrés, intimidés, réduits au silence ou persécutés.

Une dame se recueille au Mur du chagrin, le 30 octobre 2019 à Moscou, en souvenir des victimes de la répression soviétique.
Une dame se recueille au Mur du chagrin, le 30 octobre 2019 à Moscou, en souvenir des victimes de la répression soviétique. ©AFP
Des historiens indépendants limogés de leur université ou condamnés sur base d’accusations fabriquées, des organisations de la société civile persécutées, des recherches académiques censurées, des commémorations interdites, des monuments détruits, des écoliers endoctrinés, l’accès aux archives restreint ou interdit : en Russie, les autorités ne contrôlent pas seulement le présent, elles utilisent aussi les grands moyens pour réécrire et glorifier le passé. La seule...

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