Entre la Russie et les États-Unis, des prisonniers à échanger

Des prisonniers russes et américains espèrent une issue favorable pour eux lors de la rencontre, mercredi à Genève, entre les présidents Poutine et Biden.

Paul Whelan au tribunal à Moscou le 15 juin 2020.
Paul Whelan au tribunal à Moscou le 15 juin 2020. ©AFP
S.Vt.

On n’est plus au temps de la guerre froide mais des prisonniers, de part et d’autre, espèrent pouvoir être échangés (si pas relâchés) à la suite du sommet entre Joe Biden et Vladimir Poutine mercredi à Genève. Dans une interview à la chaîne NBC, diffusée lundi, le président russe s’est dit ouvert sur cette question.

L’ancien Marine Paul Whelan le demande depuis qu’il a été condamné pour espionnage, l’an dernier en Russie, à 16 ans de détention dans un “camp à régime sévère”. Un “simulacre de procès”, dénonçait-il. “La Russie a cru avoir attrapé James Bond en mission. En réalité, ils ont enlevé Mr Bean en vacances.” Un autre Américain y est détenu, Trevor Reed, condamné, lui, pour avoir agressé, ivre, deux policiers.

De l’autre côté de l’Atlantique, deux prisonniers attendaient aussi que leur cas soit soulevé par les présidents russe et américain. La mère du trafiquant d’armes Viktor Bout, en prison aux États-Unis, leur a écrit une lettre en ce sens. “Entendez-vous d’une manière ou d’une autre pour que mon fils puisse me revenir”, leur a-t-elle demandé, les appelant à penser “aux familles russes et américaines” dont des proches sont détenus dans les prisons du rival géopolitique. La famille de Konstantin Iarochenko, pilote russe incarcéré aux États-Unis pour trafic de cocaïne, a également envoyé une lettre à l’ambassade américaine afin de demander sa grâce.

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