Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan: "Il n'y aura pas de nouvelle guerre froide avec la Chine"

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a écarté lundi la perspective d'une "nouvelle guerre froide" avec la Chine, mais a plaidé pour une adaptation de l'Alliance face aux nombreux défis posés par Pékin.

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"La Chine n'est pas notre adversaire, notre ennemi. Il n'y aura pas de nouvelle guerre froide avec la Chine, mais nous devons faire face aux défis posés par la Chine pour notre sécurité et nous devons les relever ensemble, en tant qu'Alliance", a-t-il déclaré à son arrivée au siège de l'Otan à Bruxelles avant le début d'un sommet de l'organisation.

"Nous constatons une montée en puissance important de la Chine. Elle investit dans des capacités nucléaires et des armes de pointe, elle a une attitude de confrontation en mer de Chine, elle ne partage pas nos valeurs, comme le montre la répression à Hong Kong et l'utilisation de la reconnaissance faciale pour surveiller la population chinoise", a-t-il souligné.

"La Chine se rapproche de nous, dans le cyberespace, en Afrique, dans l'Arctique. Elle investit en Europe pour prendre le contrôle d'infrastructures stratégiques", a-t-il expliqué.

Les dirigeants de l'Alliance doivent approuver une déclaration qui "affiche une position claire des alliés" face à la Chine, a-t-il affirmé.

Elle souligne les opportunités avec la Chine et affirme la nécessité de poursuivre le dialogue avec Pékin pour la maitrise des armements et la lutte contre le changement climatique, a-t-il précisé.

Lors du sommet, qui s'ouvrira à 13H30 (11H30 GMT), les alliés vont lancer la révision du concept stratégique de l'Otan pour préparer l'Alliance à faire face aux nouvelles menaces dans l'espace et le cyberespace et à l'entrisme de Pékin.

Ce sera la première fois que l'Otan, alliance de défense entre l'Europe et l'Amérique du Nord, adopte une position face à la Chine.

Le concept stratégique de l'Otan adopté en 2010 ne faisait aucune mention à la Chine et la déclaration adoptée à Londres en 2019 lors du sommet du 70e anniversaire traitait la Chine en une phrase, a rappelé Jens Stoltenberg.

"Vous ne verrez pas des paragraphes et des paragraphes sur la Chine dans le communiqué et le langage ne sera pas incendiaire. Il sera clair, direct et sans détour", a précisé dimanche le conseiller à la sécurité nationale américain Jake Sullivan.

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