Un gourou suspecté d'avoir spolié de l'argent et des enfants à des adeptes

Une histoire à peine croyable.

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Jean-Patrick A.-D., un homme de 67 ans, soupçonné d'être à la tête d'une secte depuis plus de 40 ans, a été placé en garde à vue par des policiers français, puis placé en détention provisoire pour «abus de faiblesse», «travail dissimulé» et «blanchiment d'argent». Il est notamment suspecté d'avoir spolié de l'argent et des enfants à des adeptes, révèle Le Parisien.

L'homme aurait été interpellé à son domicile après avoir réussi à échapper à la justice pendant de nombreuses années. Trois autres suspects ont également été placés en garde à vue : son compagnon ainsi que deux adeptes de la secte proche de lui. Selon le procureur chargé de l'affaire, au moins une soixantaine d’adeptes seraient toujours sous emprise au sein de cette secte encore active.

Un parcours troublant

L'affaire a été portée devant la justice il y a quelques mois, suite aux révélations d'un adepte ayant finalement réussi à se libérer de la secte et de l'emprise de l'homme de 67 ans. Né en 1954, Jean-Patrick A.-D. aurait, au fil des années, créé une communauté nommée "Fudakmi", ainsi que sa propre religion avec des références tirées des pratiques vaudou, de la mythologie nordique ou encore du bouddhisme, du catholicisme et de l'islam.

Des enfants volés

Rapidement, les enquêteurs découvrent que le gourou "réclamait à ses adeptes d'énormes sommes d'argent", mais aussi des biens immobiliers, "afin d'en devenir le propriétaire", précise Le Figaro. Mais pour maintenir son emprise et entretenir sa toute-puissance, le gourou aurait été plus loin. Il aurait forcé plusieurs mères à accoucher sous X, demandant à celles-ci de "ne pas faire apparaître la filiation maternelle sur l'acte de naissance, et de faire apparaître la filiation paternelle alors même qu'il n'est pas le père de ces enfants", précise le parquet, qui aurait identifié au moins 5 femmes victimes de l'homme.

Pour ces enfants "volés", eux-aussi victimes des agissements du gourou, le préjudice psychologique est immense. Selon Le Parisien, ils n'auraient jamais été avertis du fait que le gourou n'était pas leur père. Pour le moment, aucun enfant n'a porté plainte. "Mais cela ne saurait tarder", a indiqué le procureur au Figaro.