Allemagne: les drapeaux en berne en Bavière après l'attaque au couteau à Wurtzbourg

Les drapeaux sont mis en berne en Bavière samedi après l'attaque au couteau, qui a coûté la vie à trois personnes vendredi soir à Wurtzbourg, a annoncé le ministre-président du Land, Markus Söder (CSU).

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© Reporters / DPA
DPA/AFP

"Ces événements sont inimaginables et choquants", a-t-il estimé. Trois personnes ont été tuées et cinq autres grièvement blessées vendredi lors d'une brutale attaque au couteau commise par un Somalien à Wurtzbourg, dans le sud de l'Allemagne, où il a semé la panique en centre-ville.

L'homme, âgé de 24 ans et qui était arrivé en 2015 dans cette ville de Bavière de 130.000 habitants, a été interpellé après que la police lui eut tiré une balle dans une jambe pour le maîtriser. Il est à présent hospitalisé pour cette blessure.

La police allemande tentait samedi d'en savoir plus sur les motivations du jeune homme qui souffre de troubles psychiatriques. Son état mental pourrait d'ailleurs expliquer son passage à l'acte violent mais un motif islamiste fait également l'objet d'une enquête. Un témoin a effet affirmé que l'agresseur aurait crié "Allah Ahkbar" (Allah est grand) lors de son acte.

Dès vendredi soir, le ministre bavarois de l'Intérieur, Joachim Herrmann, a annoncé que l'attaquant présumé était connu depuis plusieurs mois pour des faits de violence et des troubles psychiatriques.

Il avait même été récemment interné en établissement psychiatrique, a-t-il précisé en se rendant sur place en soirée.

L'endroit où a eu lieu l'attaque au couteau était toujours bouclé par la police samedi matin. Les résidents venaient déposer des fleurs et des bougies sur les lieux de l'attaque.

L'attaque a débuté en fin d'après-midi dans un grand magasin Woolworth du centre-ville.

Selon le quotidien Bild, l'homme a dérobé un couteau avant de s'attaquer au hasard à plusieurs personnes dans l'enceinte du magasin, tuant trois d'entre elles avant de continuer dans une caisse d'épargne toute proche et d'en blesser d'autres.

Des vidéos amateurs diffusées dès vendredi soir sur les réseaux sociaux montraient des scènes d'une grande violence.

La police et les autorités locales ont prévu une conférence de presse ce samedi à 15h00.