Les propos d'une députée européenne sur le pass sanitaire font scandale

Michèle Rivasi, eurodéputée Europe Ecologie les Verts (EELV), accuse Emmanuel Macron d'instaurer un régime d'apartheid en élargissant le pass sanitaire.

Les annonces faites par le président français ce 12 juillet suscitent beaucoup de réactions. Sur Twitter, la députée européenne EELV Michèle Rivasi s'est hasardée à une comparaison qui est mal passée.

"C'est l'apartheid dans le pays des droits de l'homme", a écrit l'élue, qui assimile l’élargissement du pass sanitaire à l'ex-régime sud-africain. Le tweet a été supprimé par la suite. 

Un commentaire qui a provoqué l'indignation, y compris au sein de son parti. "J’ai vraiment honte d’être dans le même parti que toi, là”, a commenté Elli Tessier, co-responsable de la commission énergie au sein d’EELV. "Mais quelle honte tu fais porter à notre mouvement”, a réagi Frédéric Badina Serpette, élu EELV au Conseil de Paris.

"La référence historique est honteuse", a aussi écrit l'eurodéputé écolo Mounir Satouri.


La secrétaire nationale adjointe du parti n'a pas tardé à réagir non plus. "La critique politique est utile quand elle est responsable, ces dérivés verbales ne le sont pas. En tant qu'écologiste, on ne peut que les déplorer", a tweeté Sandra Regol. 


Outre EELV, le premier secrétaire du PS a aussi condamné la sortie de Michèle Rivasi : "Comment en un tweet basculer dans l’outrance antivax. Comparer l’incomparable c’est aussi relativiser le crime que fut le régime raciste de l’apartheid".

Dans les rangs de La République en Marche, parti d'Emmanuel Macron, plusieurs personnalités ont également vivement réagi, comme la députée de l'Hérault, Patricia Mirallès.


Face à la polémique, la député européenne, à la réputation d'anti-vaccin, a voulu se justifier. D'abord en publiant la définition du Larousse d'apartheid, puis en évoquant une chronique du Monde, qui s'inquiète de l'instauration d'un "apartheid vaccinal". Or l'article en question, ne parlait pas du pass sanitaire et relatait l'expression utilisée par l'ex-patron de l'Organisation mondiale du commerce.


#Dictature

Plus généralement, les annonces de Macron ont suscité un déferlement sur les réseaux sociaux. Ce mardi, le hastag DICTATURE est en tendance sur Twitter, les utilisateurs n'hésitant pas à comparer la France à la Corée du Nord, et accusant Macron de dictateur.

"Les mesures annoncées par Macron ce soir ne sont pas seulement disproportionnées, elles sont folles. Réveillez-vous !", a tweeté Joffrey Bollée, membre des Patriotes, parti fondé par Florian Philippot, ancien vice-président du RN.


Un coup d'état sanitaire pour François Asselineau, candidat à la présidentielle.



Des appels à manifester le 14 juillet, jour de la fête nationale, circulent aussi.

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