Le pass sanitaire en France validé par le Parlement: pas de licenciement des soignants non vaccinés, mais une suspension de salaire

"Au forceps" selon plusieurs élus, le pass sanitaire a été adopté définitivement dimanche soir par le Parlement français, au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation de ses opposants.

AFP

L'Assemblée nationale a mis fin par un large vote (156 voix pour, 60 contre, 14 abstentions) à un marathon parlementaire entamé mardi sur ce texte controversé, dénoncé jusqu'au bout par l'opposant Jean-Luc Mélenchon (LFI, extrême gauche), comme une "liberté conditionnelle".

Le Sénat, dominé par la droite, avait déjà approuvé le même texte qui prévoit un pass sanitaire étendu à un grand nombre de lieux dont les restaurants et les transports, et une obligation vaccinale pour les soignants. Il n'y aura toutefois pas de licenciement pour les personnes qui ne respecteraient pas l'obligation vaccinale du fait de leur profession mais une suspension du salaire. Ce point avait été âprement discuté.

"Le Covid est temporaire, les licenciements sont définitifs", a fait valoir un responsable du parti Les Républicains (droite) au Sénat, Philippe Bas. Le projet de loi doit encore passer le filtre du Conseil constitutionnel saisi par le Premier ministre Jean Castex et la gauche.

Le pass étendu doit être appliqué début août. Le temps presse face à une flambée des contaminations liée à la propagation du variant Delta, très contagieux.

Parallèlement, l'exécutif français continue à pousser la vaccination dans l'espoir de passer le cap des 40 millions de primo-vaccinés lundi, avec un mois d'avance sur l'objectif initial. Près de 60% de la population française a reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19, selon les données sanitaires publiées dimanche soir.

Les chiffres clés de la situation sanitaire (hospitalisations et nombre de patients en réanimation) restent stables, malgré la montée en flèche des cas de contamination depuis environ quinze jours (16.167 nouveaux cas dimanche). De Polynésie (Pacifique sud), où il est en déplacement, le président Emmanuel Macron a voulu lancer "un message très fort pour appeler chacune et chacun à se faire vacciner" pour se protéger et protéger les autres.

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