De nombreux belges font face aux incendies en Turquie et en Grèce

Aucun touriste belge n’a dû être rapatrié pour l’instant.

De nombreux belges font face aux incendies en Turquie et en Grèce
©AP
Comhaire Grégoire

Les pires incendies depuis très longtemps. En Grèce, comme en Turquie, les pompiers étaient toujours largement mobilisés, lundi soir, pour venir à bout des flammes qui ont ravagé des milliers d’hectares de forêt.

À Bodrum, station balnéaire très prisée des touristes, plus de 1 100 personnes ont été évacuées par bateau devant l'avancée des flammes. Parmi eux, quelques touristes belges qui ont dû quitter leur hôtel. Tous ont heureusement pu être relogés. "La Turquie est en zone rouge, hors Schengen, et très peu de tour-opérateurs belges desservent cette destination cette année", explique Pierre Fivet, porte-parole de l'association belge des tour-opérateurs (ABTO). Il y a donc peu de compatriotes affectés par la situation. En Grèce par contre, où la saison touristique bat son plein, nombreux sont les touristes belges témoins des incendies.

Sur l'île de Rhodes, à quelques kilomètres des côtes turques, les feux ont débuté dimanche après-midi, provoquant quelques heures plus tard l'évacuation de trois villages, dont celui des parents de Christos Doulkeridis, bourgmestre d'Ixelles (Ecolo) et actuellement sur place. "L'eau et l'électricité ont été coupées sur toute l'île jusqu'à minuit", raconte-t-il. "Heureusement, les pompiers ont pu circonscrire les flammes, et les habitants ont pu regagner leurs maisons le lendemain. Mais les incendies continuent ailleurs, et on peut voir les fumées dans le ciel à de nombreux endroits sur l'île."

À Rhodes, la majorité des hôtels sont situés sur les côtes et ne sont donc pas affectés par les incendies qui ravagent le centre de l’île. Le tour-opérateur TUI, qui indique avoir 2 500 clients sur place, maintient les séjours prévus sur place dans les jours à venir.