Plusieurs touristes français vivent un véritable calvaire en isolement dans un hôtel insalubre

À Palerme, des dizaines de Français attendent avec impatience la fin de leur quarantaine dans des conditions déplorables.

Plusieurs touristes français vivent un véritable calvaire en isolement dans un hôtel insalubre
©shutterstock
M.Ch

"J'aime autant vous dire que le San Paolo Palace, il n'a de palace que le nom", explique Frédéric au téléphone alors que les sirènes des ambulances résonnent derrière lui.

Ce père de famille originaire des Bouches-du-Rhône n’est pas près d’oublier son séjour en Sicile, ni les conditions de son accueil. Comme plusieurs dizaines de Français, mais aussi d'autres voyageurs étrangers, il a été placé en quarantaine avec sa femme et ses enfants dans le San Paolo Palace, un hôtel de la capitale sicilienne, Palerme, de quatorze étages.

"L'un de nous a été détecté positif au Covid et les autres sont cas contacts non-positifs. Tout le monde a atterri dans cet hôtel sans qu'on ne nous dise rien, ni qu'on sache combien de temps on allait rester sur place" explique Frédéric au journal Marianne.

Un autre témoignage édifiant est celui de Maeva bloqué dans un hôtel insalubre depuis plusieurs jours. Pourtant vaccinée, la jeune femme a été déclarée cas-contact le jour de son départ, c'est à ce moment là que son cauchemar commence.

"On nous a enfermé pendant 5 heures sans nous donner à boire ou de nouvelles", commence-t-elle par expliquer à BFMTV. "Ensuite une ambulance est venue nous chercher pour nous mettre dans un hôtel Covid".

À son arrivée dans ce fameux hôtel, elle remarque une chambre dans un état calamiteux et sans climatisation.

"Ça commence par une moquette mal collée et remplie de crasses. Ensuite j'ai discuté avec mes voisins de pallier qui m'ont indiqué que la chambre n'avait pas été lavée ni désinfectée", assure-t-elle avant d'énumérer les autres manques d'hygiènes. "La salle de bains était remplie de cheveux, les toilettes étaient noires, la douche ne marche pas, etc"

La touriste française explique aussi que son suivi médical n'est pas très précis. Une simple prise de température et de tension une fois par jour, c'est tout ce qu'elle reçoit. Impossible d'être rapatriée au vu du refus des autorités siciliennes.

Un calvaire qui n'a pas encore de date de fin, certains des touristes sont restés pas moins de 17 jours dans le même hôtel que Maeva.