Les incendies se poursuivent en Grèce: le feu embrase des villages aux portes d'Athènes, 2 morts et 18 personnes hospitalisées

Dix-huit personnes, légèrement brûlées ou souffrant de problèmes respiratoires, ont été hospitalisées jeudi et vendredi suite aux incendies violents qui font rage aux portes d'Athènes et dans plusieurs régions de Grèce.

AFP

Le violent incendie qui fait rage vendredi au nord d'Athènes a fait deux morts vendredi, un homme de 38 ans mortellement blessé par la chute d'un poteau électrique, et un industriel retrouvé sans vie dans son usine, a-t-on appris de source hospitalière.

Un habitant d'Ippokrateio, une ville touchée par le feu à une trentaine de kilomètres au nord d'Athènes, est mort vendredi à l'hôpital après avoir été blessé par la chute d'un poteau électrique, a également annoncé le ministère de la Santé grec.

La victime, qui circulait en cyclomoteur, a été retrouvée près d'un câble à haute tension suspendu et d'une partie d'un poteau électrique qui avait chuté, selon la même source.

Le président de la Chambre d'industrie et de commerce d'Athènes Konstantinos Michalos a été retrouvé inanimé dans son usine de Krioneri, où l'incendie est particulièrement virulent, et transporté à l'hôpital où sa mort a été constatée, selon une source hospitalière.

Il s'agit des premiers décès liés aux feux de forêt qui ravagent la Grèce depuis plusieurs jours, sous l'effet des températures caniculaires.

La capitale grecque fait face depuis jeudi après-midi à la reprise d'un incendie au pied du mont Parnès, qui provoque nombre de coupures électriques et répand des fumées âcres et nocives.

Deux pompiers volontaires ont été en outre hospitalisés dans un état critique, selon les médias grecs.

Au total, dix-huit personnes ont été blessées durant les incendies en Grèce, la plupart pour des problèmes respiratoires ou des brûlures légères.

Situation préoccupante

Au moins 450 pompiers grecs interviennent sur ce sinistre, aidés de moyens aériens et de véhicules terrestres. Quelque 82 pompiers français - militaires et civils - sont arrivés jeudi soir de Marseille et devaient intervenir vendredi sur ce sinistre, a-t-on appris auprès d'un responsable français.

La France devait également envoyer deux bombardiers d'eau, la Suède deux avions, la Roumanie 112 pompiers et 23 véhicules et la Suisse trois hélicoptères, a indiqué à l'AFP un responsable du bureau de presse des pompiers.

Chypre a déjà envoyé quarante pompiers et deux avions tandis qu'Israël a promis 15 pompiers et une importante cargaison de retardateurs de flammes.

Une partie de l'autoroute près d'Afidnes reliant le nord au sud du pays a été coupée vendredi matin par précaution.

Le feu a répandu une odeur âcre et un nuage grisâtre au dessus du bassin d'Athènes. L'observatoire d'Athènes a prévenu que la situation de l'atmosphère au bassin d'Attique (agglomération d'Athènes) est "mauvaise" en raison "des particules nocifs PM2".

Dans les régions fortement affectées par ces particules, "les habitants qui ont l'intention de sortir doivent utiliser des masques de forte protection", selon un communiqué de l'Observatoire.

La Protection civile continuait vendredi d'envoyer des SMS d'alerte prévenant les citoyens de ne pas sortir dans des parcs ou forêts en raison "de risque élevé d'incendie de forêt".

En raison du danger extrême, les autorités ont interdit tout déplacement ou séjour dans les forêts, les parcs nationaux et zones Natura de Grèce jusqu'au 9 août, selon la protection civile.

Selon le vice-ministre de la Protection civile, Nikos Hardalias, 57 des 99 feux dénombrés jeudi étaient toujours actifs en soirée, en particulier sur l'île d'Eubée et dans le Péloponnèse, dans l'ouest et l'est du pays, où la situation restait préoccupante vendredi matin.

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