"Mais que faisait encore cet individu en France?", "épouvantable échec de l'Etat": le gouvernement Macron pointé du doigt pour un "drame qui aurait dû être évité"

De nombreux responsables de droite et d'extrême droite ont dénoncé lundi le "laxisme" de l'exécutif après l'assassinat d'un prêtre en Vendée, le député LR Eric Ciotti demandant une protection renforcée des Églises et processions du 15-Août.

AFP

Le prêtre a été tué par l'homme qui est le présumé incendiaire de la cathédrale de Nantes en juillet 2020 et qui s'est lui-même rendu ensuite à la gendarmerie pour se dénoncer.

Outre Marine Le Pen qui s'est écharpée sur les réseaux avec le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, d'autres personnalités d'extrême droite ont réagi. "On aurait aimé entendre les commentaires de monsieur Eric Dupond-Moretti, car il est directement en charge et responsable", a notamment renchéri Jean-Marie Le Pen, et le numéro 2 du RN Jordan Bardella a mis en cause les ministres dont "la faillite est totale, leur responsabilité immense".

L'eurodéputé RN Gilbert Collard a exhorté le ministre de l'Intérieur à "arrêter de jouer avec les mots, parce que (...) c'est parfois jouer avec les morts", tandis que le porte-parole du RN Sébastien Chenu affirmait que "chaque jour, notre pays s'enfonce un peu plus".

Pour le polémiste Eric Zemmour, à qui l'on prête des velléités de candidature à la présidentielle 2022, "notre humanisme et notre juridisme sont devenus les marques d'une faiblesse qui nous tue".

A droite, la candidate à la présidentielle Valérie Pécresse (Libres, ex-LR) s'est demandé "par quelle cascade de défaillances en est-on arrivé à ce drame", tandis que Xavier Bertrand (ex-LR), lui aussi candidat, a fait part de son "effroi" après cet assassinat "qui frappe au coeur les catholiques à quelques jours de l'Assomption".

Le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a demandé au ministre de l'Intérieur "de renforcer la surveillance et la protection des églises et des processions prévues le 15 août". Il faut aussi "que chaque clandestin qui viole la loi soit immédiatement expulsé et ne puisse jamais revenir en France", a-t-il affirmé dans un communiqué.

"Mais que faisait encore cet individu en France?", s'est interrogé le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, alors que le député LR de l'Yonne Guillaume Larrivé dénonçait un "épouvantable échec de l'Etat".

"Nous avons sous les yeux les conséquences de nos lâchetés et nos aveuglements", a estimé le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, et Michel Barnier, selon qui "ce drame aurait dû être évité", a assuré que "nous avons toutes les raisons d'être indignés".

Pour la porte-parole de LR Agnès Evren "on paye cher, très cher, toutes nos lâchetés", et selon le député LR du Pas-de-Calais Pierre-Henri Dumont "tant que notre seule réponse restera l'impuissance et le laxisme, nous continuerons à pleurer nos morts".

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