La France prévoit une "campagne de rappel" pour une 3e dose à partir de mi-septembre : "Les rendez-vous ouvriront dès la fin du mois d'août"

La "campagne de rappel" pour injecter une troisième dose de vaccin anti-Covid aux "populations à risque" débutera mi-septembre, a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l'issue d'un Conseil de défense sanitaire et d'un Conseil des ministres.

La France prévoit une "campagne de rappel" pour une 3e dose à partir de mi-septembre : "Les rendez-vous ouvriront dès la fin du mois d'août"
© Reporters / Wenn

"Les rendez-vous ouvriront dès la fin du mois d'août, début du mois de septembre, pour une campagne de rappel qui débutera à la mi-septembre", a indiqué M. Attal.

"La liste des populations concernées sera établie par la Haute autorité de santé" (HAS), a-t-il ajouté. Un peu plus tôt, en ouvrant un conseil de défense sanitaire, le président Emmanuel Macron avait évoqué des "rappels de vaccination pour les personnes âgées de plus de 80 ans et particulièrement vulnérables dès la rentrée".

Pour l'AD-PA, association qui regroupe des directeurs de maisons de retraite, "la vaccination des personnes âgées vulnérables a fait ses preuves dans la mesure où le nombre de personnes admises en réanimation et le taux de mortalité ont drastiquement diminué depuis que ce public est double-vacciné".

Mais si l'État préconise une troisième dose pour protéger la santé physique des plus fragiles notamment dans les Ehpad, "cela doit s'accompagner de mesures de liberté pour préserver leur santé psychique", a ajouté auprès de l'AFP Éric Fregona, directeur adjoint de cette association, évoquant la nécessité du lien social.

"Les pouvoirs publics doivent dès à présent s'engager à mettre à disposition" des "professionnels supplémentaires" pour "répondre à cette exigence de la rentrée", a-t-il conclu.

De son côté, la Fédération nationale des associations de directeurs d'établissements et services pour personnes âgées (Fnadepa) a dit attendre les recommandations de la HAS. "Nous remettrons sûrement en place la même logistique de vaccination que pour les deux premières doses", a précisé à l'AFP Annabelle Vêques, sa directrice.

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