Benoît Hamon, ex candidat socialiste à la présidentielle, annonce son retrait de la vie politique

Ancien candidat PS à l'élection présidentielle française de 2017, Benoît Hamon a décidé de s’engager dans une organisation d'accueil de migrants.

Benoît Hamon, ex candidat socialiste à la présidentielle, annonce son retrait de la vie politique
© AFP

Exit la politique. Alors que les candidatures pour la présidentielle de 2022 battent leur plein, Benoît Hamon, a annoncé ce jeudi dans un entretien au Monde son retrait de la vie politique française. A 54 ans, l'ex ministre de l'Education nationale sous François Hollande, souhaite se consacrer à d'autres engagements.

"J'ai cheminé dans une sorte de zone grise entre l'époque où j'étais très impliqué dans la vie politique jusqu'à l'élection présidentielle de 2017, puis dans une transition hybride entre un engagement partisan et une vie personnelle, un métier, qui m'éloignaient de plus en plus de la politique", explique-t-il auprès du quotidien français. "Je n'ai pas l'impression d'un grand saut dans le vide"

Ancien candidat PS à la présidentielle 2017, Benoît Hamon n'avait recueilli que 6,3 % des voies, avant de fonder son propre mouvement, "Génération.s". Il est ainsi devenu directeur général de Singa global, un mouvement citoyen dédié à l’accueil des migrants.

"J'ai décidé de tourner une page. Ce n'est surtout pas abandonner des combats qui me sont chers", explique-t-il aussi dans une vidéo postée sur ses réseaux sociaux.

Benoît Hamon raconte au Monde qu'il avait "moins envie de participer au débat public sous la forme classique" mais avoir "le besoin d'être davantage dans l'action", précisant qu'il ne dénigre pas pour autant la politique.

L'ex-socialiste promet qu'il ne jouera aucun rôle dans la campagne présidentielle de 2022, et ne soutiendra aucun candidat. "Je ne suis pas totalement excité de devoir choisir entre cinq ou six candidats de gauche et écologistes à la présidentielle", ajoute-t-il alors que son camp politique est complètement disloqué.

L'ancien président des jeunes socialistes admet aussi avoir des regrets sur sa carrière politique. "Le plus grand échec de ma génération est l'état de délabrement intellectuel que l'on mesure aux discours sur le grand remplacement, la haine de l'étranger, de l'égalité, l'hostilité aux pauvres, aux femmes. (...) Les fléaux contre lesquels je me suis battu jeune sont plus forts aujourd'hui que quand j'avais 18 ans."

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