Procès des attentats de Paris : un litige au sujet de l'audition de François Hollande et une "vraie scène de guerre au Bataclan"

La troisième journée du procès des attentats du 13 novembre 2015 s'est ouverte vendredi à Paris à 13H00, une audience qui doit être consacrée principalement à la lecture du rapport résumant la titanesque enquête.

Procès des attentats de Paris : un litige au sujet de l'audition de François Hollande et une "vraie scène de guerre au Bataclan"
©MAXPPP
AFP avec Rédaction

L'audience a débuté avec l'appel des nombreux témoins - enquêteurs, proches des accusés notamment - qui seront entendus durant le procès. Le président de la cour d'assises spéciale Jean-Louis Périès doit résumer, pendant au moins huit heures, les 542 tomes du dossier des attentats les plus meurtriers ayant jamais frappé la France. Il devrait se faire aider pour la lecture par ses assesseurs.

Le président rappellera également les charges qui pèsent sur les 20 accusés dont le seul survivant des commandos ayant perpétré les attaques, Salah Abdeslam.

19h - Les avocats de Salah Abdeslam reviennent sur les propos de leur client

La lecture se poursuit dans la salle d'audience. Mais à l'extérieur les avocat du principal accusé se sont exprimés auprès de nos confrères de Franceinfo.

"On peut interroger le contenu, la forme de ses déclarations (...) mais elles ont le mérite d'exister et c'est ça les assises, des moments imprévus où les gens prennent la parole alors que ce n'était pas forcément le film qui était prévu", analyse maître Olivia Ronen.

18h - La lecture continue

Cela fait bientôt 2h30 que le président de la cour d'assise s'est lancé dans la lecture du rapport, qui doit encore continuer de longues heures.

16h35 - "Une vraie scène de guerre" au Bataclan

En pénétrant dans la salle de concert, les policiers découvrent "une vraie scène de guerre, en particulier dans la fosse où des cadavres se mêlent aux corps de personnes blessées ou indemnes, qui s'étaient faites passer pour mortes, afin de ne pas déclencher de tirs sur elles", rapporte le président, selon le Figaro, en continuant d'énumérer les noms des victimes.

Plusieurs parties civiles ont d'ailleurs quitté la salle après l'évocation des noms.

16h30 - Le noms des victimes

Le président énumère les noms et âges de chaque victime abattue sur chaque scène de crime. L'émotion est palpable dans le tribunal. Dans la salle où les parties civiles sont très nombreuses, on entend quelques sanglots, certains baissent la tête ou se la tiennent entre les mains, d'autres essuient leurs yeux d'un mouchoir.

Une "terrible liste", a tweeté Catherine Fournier, journaliste à Franceinfo. Un qualificatif également employé par Noémie Schulz, sa consœur de CNEWS : "Terrible énumération des victimes, avec leur âge à chaque fois, 23 ans, 29 ans, 61 ans, 40 ans, 37 ans… Dans la salle, des parties civiles pleurent sans bruit, se serrent les unes aux autres".

15h35 - Reprise de l'audience avec le récit des faits

Après la fin de l'appel des experts et témoins, l'audience a été suspendue. Elle a désormais repris. Le président de la cour, Jean-Louis Péries entame la lecture du rapport des faits. Il raconte chronologiquement le déroulé des attaques survenues le soir du 13 novembre 2015 : les explosions au stade de France, les fusillades sur les terrasses, l'attaque du Bataclan...

Dans la soirée du vendredi 13 novembre 2015, trois équipes, chacune composée de trois hommes, attaquaient différents lieux de la région parisienne"... Dans la salle d'audience de la cour d'assises spéciale de Paris le silence s'est fait lourd quand le président a commencé à lire son rapport sur les attentats du 13-Novembre

14h10 - Litige au sujet de l'audition de François Hollande

Un litige a eu lieu entre la défense et les avocats des parties civiles au sujet de l'audition de François Hollande. L'ex-président de la République doit témoigner le 10 novembre dans ce procès. L'avocat de Yassine Atar a questionné la pertinence de sa présence en tant que témoin. "On ne comprend pas bien ce que le témoin pourrait apporter à la manifestation de la vérité", a estimé Me Kempf. "Si les parties civiles peuvent nous expliquer pour que l'on puisse préparer au mieux l'audition de cet individu", a-t-il ajouté.

Le président a alors corrigé l'avocat : "On peut peut-être trouver un autre qualificatif qu'individu quand même", a-t-il répondu.

François Hollande a été invité à témoigner sur la demande de l'avocat de l'association Life For Paris. Celui-ci a rappelé que l'ancien chef de l'Etat était "présent sur les lieux des attentats". François Hollande se trouvait au stade de France devant le match de l'équipe de France, lorsque les attaques ont éclaté le 13 novembre 2015.

13h15 - La sœur de Salah Abdeslam ne souhaite pas se présenter au procès, craignant pour sa sécurité

La sœur de Salah Abdeslam, Myriam, qui devait témoigner en janvier 2022, a fait savoir par la voix de l'avocate de son frère Me Olivia Ronen, qu'elle ne voulait pas se présenter au procès. "On peut comprendre qu'il soit difficile de venir jusqu'ici avec une absence de sécurité totale dans un contexte comme celui-ci", a déclaré l'avocate, rapporté par des journalistes présents à l'audience.

“Les choses peuvent changer d'ici le 13 janvier sur la présence ou non de Myriam Abdeslam”, a toutefois précisé Me Ronen.

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